Le fil rouge d’Aurélie Abadie et Samuel Sauques…
La tension entre monde intérieur et monde extérieur.
À travers les sculptures assemblant pierre et verre, nous exprimons la dualité du monde physique, terre et ciel, nuit et jour.
La résonance entre les éléments du paysage et la vie intérieure élabore une sorte de langage allégorique. Des notions récurrentes voient le jour en fonction des assemblages : l’obstacle, l’immobilité, l’abîme, le passage, la procession… Les impressions que suscitent la relation au monde dévoilent ces analogies, comme si nous reconnaissions les mêmes principes régissant les formes du paysage et les différentes situations de nos vies.
À travers le corps et le visage nous ramenons cette tension à l’échelle humaine.
La ligne conductrice est la peau ; organe délimitant l’espace extérieur et intérieur, comme un contenant de soi, elle est contenue par le monde. À la fois frontière, carapace et organe récepteur, elle est le lien entre deux mondes. Elle devient dans notre travail le support de tentatives d’expérimentation de cette dualité.
Dualité entre la fascination du monde matière et du monde subtil. Nos pensées, nos émotions, nos désirs n’ont aucune forme de consistance pourtant leurs forces sont indéniables et font nos vies, elles nous remplissent, la matière peau les contient de part et d’autre.
Le matériau conducteur entre ces deux pôles est le verre : sa transparence est le trait d’union entre le monde de l’impalpable et celui de la matérialité. En effet, la matière, dans la majeure partie de ses manifestations, réfléchit la lumière et ne se laisse pas pénétrer. Le verre possède cette dimension supplémentaire, nous pouvons voir « au-dedans » et observer ce qui n’a pas de forme et échappe à la perception ordinaire. Il matérialise ce qui est de l’ordre du vide, de l’intériorité, de l’intangible.
En quelques mots, leur premier choc artistique…
Les Nymphéas de Claude Monet, en CP à l’age de 6 ans.
Le portrait chinois d’Aurélie Abadie et Samuel Sauques
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : La Joconde.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le bleu.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La Suisse.
Si vous étiez un livre, vous seriez : Les Misérables.
En permanence
- Galerie Serge Lechaczynski – Biot (06)
- Artes galerie – Pont Sainte Marie (10)
- Galerie Métamorphose – Marbella – Espagne
- Galerie Daniel Guidat – France
« Aller au delà de la surface du visible pour rechercher l’essence et la nature des phénomènes et des êtres – à commencer par nous-mêmes – équivaut à une quête identitaire. Une quête que les artistes nous invitent à partager grâce à ce matériau aux propriétés conductrices uniques qu’est le verre. »
Bettina Tschumi, historienne d’art.

Découvrez le Panorama Éditorial de l’artiste : un bel objet papier, élégant et collectionnable, qui mêle une sélection d’œuvres à un article « rencontre » exclusif rédigé par notre équipe. Une immersion intime dans les coulisses de sa création, à recevoir directement chez vous.