Dans un monde souvent traversé par les tensions, l’urgence quotidienne et une forme d’indifférence grandissante face aux précarités, l’art conserve une vertu inestimable : celle de rassembler, d’éveiller les consciences et de reconstruire des ponts là où la société tend à se fragiliser. Cette année, une fois encore cette force vive a été illustrée par les salons Solid’Art, ces rendez-vous solidaires d’art contemporain orchestré par le Secours populaire français.
En Avril à Paris, sous la présidence de Daphné Bürki et le parrainage du street-artiste LOREM, 110 artistes ont réaffirmé une solidarité joyeuse. Berceau historique de l’événement créé en 2015, l’édition lilloise portée par Hélène Duret – Conservatrice de la Piscine à Roubaix – et parrainé par l’artiste régional Vincent Lelièvre, a réuni 120 artistes mobilisés pour l’accès à tous à l’art. Tout juste clôturée il y a quelques jours, la 9ᵉ édition montpelliéraine, présidée par Françoise Adamsbaum – Directrice du MIAM – et la participation de l’artiste pop Leloluce, autour des 90 artistes présents a fait rayonner l’art l’espace d’un week-end.
« Une œuvre achetée, c’est un enfant qui part en vacances ! c’est un sourire pour un enfant ! ». Les fonds collectés servent directement à financer les actions de l’association, et notamment la traditionnelle « Journée des Oubliés des Vacances ». Cette alchimie généreuse et transparente a mobilisé pour chaque rendez-vous des milliers de visiteurs. La démonstration s’il en est besoin que lorsque l’art se met au service de l’humain, il possède le pouvoir de faire reculer l’ombre, d’être un rempart contre la résignation.
Ne manquez pas les rendez-vous de 2027.
En Une : Solid’art Montpellier 2026 – ©Photo Jolan Touzet