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On en parle

Reconnaissance

John Doe, le 25 juin 2012

« La figuration réaliste fut jusqu’à l’aube du XXème siècle l’unique mode pictural abordé, malgré bien des avatars et des tentatives de détournement. Les grands spasmes qui connut le discours artistique durant le récent siècle dernier sembleraient la condamner presque irrémédiablement, mais elle a survécu au gré des tempêtes, symbolique, déformée, parfois presque vidée de tout contenu.

Dès lors, l’image réaliste envahit notre quotidien dans sa banalité la plus objective.

C’est pour cela que la démarche d’Armel Jullien est complètement inscrite dans ce temps.

Les cadrages, les portraits, les objets sont ceux de son environnement journalier. Mais ses peintures, au-delà de leur premier degré photographique, sont une poétisation de ce quotidien. Il a la faculté extrême de nous faire passer au-delà du miroir, et d’envisager alors tout un univers onirique où l’on puise autant dans le passé que dans le merveilleux. Une sorte de rêve éveillé, en quelque sorte.

Avec une technique bien affinée, un regard de tendresse, alliant magistralement capacité poétique et réflexion graphique il poursuit son rêve pictural où il magnifie tous les éléments et les personnages de son entourage rural. L’on pénègre dans l’image, on se l’approprie, elle nous renvoie à nos propres références quotidiennes, dans la perspective d’un nouveau système de références certes plus psychanalytiques.

C’est cette force là et cette simplicité apparente qui font de l’art d’Armel Jullien un cheminement émotionnel indispensable ».

 

André Listard

Conservateur du Musée Faure, Aix-les-Bains

 

Site de l’artiste : Je visite