Rassurez-vous, cette bavure de l’histoire, qu’est l’art « contemporain », n’est pas éternelle.
Buren lui-même, pourtant figure emblématique de cette grosse anomalie historique nous dit que « L’art contemporain est une espèce de dénomination qui ne veut strictement rien dire… C’est seulement un fragment de l’art qui se fait et qui sera un jour défini entre 1999 et 2030, et dont on dira que « c’est la période de l’art contemporain »… Plutôt rassurant, non ?
Ç’aura donc été un sale moment à passer. Ça n’aura pas été des « années d’or », mais plutôt des « »années de plomb » ou des années de merde. » pour l’art et les artistes.
Tous les régimes totalitaires, qu’ils aient été franquiste, maoiste, hitlerien, stalinien, kmer rouge, kadhafistes, ubuistes, ont fait des gros dégâts, mais ils ont eu une fin… Il n’y a donc pas de raison que l’art « contemporain » n’en ait pas une aussi.
Mais le différence entre le totalitarisme de l’art contemporain et les autres que je viens de citer, c’est que ceux-ci sont incarnés par des hommes.
L’art contemporain, lui, n’a pas de figure, pas de tête, pas de chef identifiable ou localisable, et c’est pour cela qu’il est encore plus terrorisant et ravageur.
Dans cette « conjuration des imbécile », comme le disait Jean Baudrillerd, ne sont visibles que des bouffons médiatiques de type Lang, Lavier, Buren, Hybet, Venet, etc. et des hordes de fonctionnaires décérébrés et mécanisés et de troupeaux spéculateurs véreux.
Avec cet AC, nous avons affaire à une gigantesque enflure extra-temporelle et extra-spaciale, à une aberration, une diffraction, un effet Larsen, un feedback, un artefact etc… le tout, d’autant plus terrifiant que c’est d’origine indéterminée… Terrorisant au point que les sociologues-historiens de l’art n’osent pas en chercher la nature, les mécanismes et l’origine… pour mieux collaborer au système.