Du 21 avril 2015 au 22 mai 2015
À retrouver à GALERIE ORIES
33 rue Auguste Comte
69002 Lyon
France
www.galerieories.fr
+33 (0) 4 78 84 42 19
RICHARD LAILLIER – NATHALIE BOUZON
GALERIE ORIES
Du 21 avril au 22 mai 2015
LYON 3ème
DESSINS DE RICHARD LAILLIER – SCULPTURES DE NATHALIE BOUZON
« Creuser le noir jusqu’à la lumière! Richard Laillier »
Des figures énigmatiques jaillissent des ténèbres, retiennent le regard, l’interrogent. Qu’en est-il de ces formes à peine identifiables avec lesquelles l’oeil peu à peu se familiarise ? Des amorces de corps, des fragments d’anatomie transcendés par une lumière sidérante s’énoncent comme les strophes d’un long poème dévolu au nu. Pour sa quatrième exposition personnelle, Richard Laillier présente une série de dessins inédits qui s’inscrivent dans la continuité de sa réflexion sur le mystère de la représentation corporelle soumise aux tensions du noir et du blanc.
Le dessin de Laillier fonctionne par émergence lumineuse. Une technique dont il est passé maître et qui rappelle la matière noire. Cette approche plastique est indissociable d’une pratique éblouissante de la pierre noire avec laquelle il recouvre entièrement un papier abrasif. La deuxième étape consiste à gommer, à gratter pour faire naître de la nuit la vie. Les lignes sinueuses d’un profil anatomique, le grain sensuel des chairs, une incarnation frémissante, troublante. Ce travail lent, minutieux tient à cette alchimie graphique où la part métaphysique est partie prenante. Ces corps à l’arrêt, alanguis, expriment une séduction qui est redevable à la matière écrasée, poncée puis éliminée. Une intervention équivalente à celui de la sculpture en taille directe qui enlève pour créer les volumes. Une oeuvre secrète et intimiste qui tend à l’illumination.
Lydia Harambourg – La Gazette de l’Hôtel Drouot – Historienne et Critique d’Art.
« La difficulté est de se séparer de sa propre enfance » Nathalie Bouzon
…Ainsi, à l’image de ces fillettes sur des balançoires, le temps semble flotter, les choses se suspendre entre l’inertie et la mobilité, la puissance et l’acte comme si l’artiste voulait recueillir la substance du sentiment qui constitue dans le for intérieur le cheminement même de la pensée, cette perpétuelle oscillation entre la joie et la tristesse, le désir et le refus, la certitude et le doute ; ce mouvement pendulaire qui fait de nous des êtres voués à la fois à la félicité et à l’angoisse. Comme si l’élan pouvait conduire tour à tour à l’essor ou à la chute…
Extrait du texte de Xavier Durrafourg