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ANGE PIERAGGI

ANGE PIERAGGI

Du 17 juin 2015 au 11 juillet 2015

À retrouver à GALERIE LA RALENTIE
22-24 rue de la Fontaine au Roi - 75011 PARIS –
FRANCE

www.galerielaralentie.com
+33 (0)1 47 00 32 24

Mis à jour par John Doe
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ANGE PIERAGGI

GALERIE LA RALENTIE

GALERIE LA RALENTIE

Du 17 juin au 11 juillet 2015

PARIS 11eme

 

 

ANGE PIERAGGI

DOUBLURES

Une peinture très physique, superbe de réalisme et pourtant le quotidien des chairs s’y fait comme surréaliste, tant l’art dit la vie dans sa troublante vérité, évidente et pourtant laissée pour compte par la hantise de paraître. L’oeil est saisi par cette matière si présente en sa forme, par cette forme sculptée à même la matière et comme refaite par elle. On se surprend à guetter le temps capté dans ses rides et ses plis, étrange et familier à la fois, ramenant à la surface la vie secrète des êtres. Les couleurs retiennent la chaleur des pulsations et la toile semble frémir dans ces chairs immobiles, pourtant gagnées par l’impitoyable irréversibilité des lignes et des boursoufflures. Quelle peinture ! La tension de la vie est là, mais l’ombre portée de la mort semble se tenir dans ces veines qui au fil du temps ont soulevé la peau, inscrivant leur sillage violacée en elle. Nostalgie de jeunesse…mais ces chairs si marquées qui nous surprennent sont notre devenir et peut-être aussi l’éternel retour cher à Nietzsche.

 

Tant de générations ont vécu, vivront, et vivent ce cycle ! Comment une peinture peut-elle conjuguer ainsi physique et métaphysique, se hisser à la dimension tragique en s’en tenant au réel restitué à lui-même, sans emphase ni artifice ? C’est du grand art. Celui qui fixe le quotidien non pour le soustraire à son évanescence, mais pour l’élever à sa vérité sensible, et par-delà l’émotion ainsi produite à une humanité déliée, présente comme chose vivante. On ne peut dire le pinceau de l’artiste trop réaliste en raison du frisson qu’il suscite, car la méditation muette prend aussitôt le relais pour nous affranchir. On doit se rendre à l’évidence ces couleurs et ces lignes remontent à l’essentiel, et le regard se fait grave en son point d’arrêt. On contemple, on s’émeut, on médite. Tel est bien le pouvoir étonnant de ces toiles, si flamboyantes et si maîtrisées, d’Ange Pierraggi.

Henri Pena-Ruiz

 

 

 

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