« Dans tout ce que qu’une femme peignant des tulipes peut impliquer comme symbolisme, apparaît l’intranquillité. L’intranquillité est cette position volontairement incommode de l’artiste vis à vis de l’avant-garde. Mais c’est aussi la confrontation avec l’image photographique que Carole Benzaken fait subir à la peinture par le biais de découpages qui viennent exclure le motif et qui confèrent à la composition quelque chose de tendu. Sans cesse menacé, le tableau est en passe de devenir autre chose. Alors que l’on croyait y voir du figuratif, il se fait abstrait : c’est la lutte de Carole Benzaken contre l’image, pour la peinture. En fin de compte, peindre à nouveau, ne faire que ça. Repartir de Greenberg en introduisant un soupçon d’impureté. » Ben voyons Ginette !
Texte signé Catherine Macchi.
Voir les images des tulipes ici.