< retour aux Articles
On en parle

Ben voyons Ginette -“Amandine Arcelli”

Nicole Esterolle, le 6 septembre 2022

La distinction entre l’intérieur et l’extérieur l’enthousiasme !
Amandine Arcelli construit. L’architecture la concerne. Par la sculpture, elle développe, une sensibilité pour l’édification. Faut que ça tienne. La grille moderniste guide l’orthogonalité des structures, agrémentées d’éléments plus organiques venant en caresser la rigidité. Et les stratégies des bâtisseurs orientent son aplomb. Elle regarde donc autour d’elle, pour piocher les gestes et matériaux qui pétriront la tenue de ses assemblages. 
Ayant étudié la céramique puis la peinture, elle inclut aujourd’hui la technicité et les plaisirs de ces champs, dans des œuvres ni cuites, ni plates. Mais furieusement franches et dressées. La dimension domestique pourrait limiter le volume, contraindre aux murs, inviter au bas-relief. L’artiste y travaille. De la maison, ce qui l’enthousiasme vraiment, c’est cette distinction certaine entre l’intérieur et l’extérieur, et donc ces seuils qui assurent les passages de l’un à l’autre. Son engagement physique est manifeste ” Joel Riff (extraits). Ben voyons Ginette !

Les œuvres de Amandine Arcelli pourront être vues dans le cadre de la Biennale de Lyon “Manifeste de la fragilité” du 14 septembre au 31 décembre 2022, à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, au sein de l’exposition “Jeune création internationale“.