Le fil rouge de Valérie Honnart…

Fil rouge, fil qui nous relie les uns aux autres, équilibres instables, vie qui ne tient qu’à un fil, fil qui nous sert de messager pour tisser nos désirs. Je laisse le fil de la vie me porter par les textes poétiques que je lis et parfois que j’écris, les essais et les lectures diverses et variées qui me nourrissent ; par les lieux qui m’habitent et que j’aime : terres volcaniques d’Italie, montagnes brumeuses en Chine, Arbres perdus, isolés ou magnétiques ; par le souffle qui nous transcende parfois.
Les rêves sont aussi une source d’inspiration et de recherche : pendant le covid ils ont été l’objet d’un podcast.

Je peins des corps que l’on regarde, corps exhibés, valorisés en Europe, confortés par le regard de l’autre, celui que l’on croise et qui répond, celui que l’on croise et qui fuit ou que l’on cogne, celui que l’on croise et que l’on aime. Je peins des mains saisies, abandonnées, emprisonnées, dansantes, en attente. Je peins aussi des mémoires, et le lien que nous avons avec la nature ( les arbres, le feu, le vent etc.). Je pratique la sculpture et la gravure qui m’a permis de faire plusieurs livres d’artiste.
Ces influences culturelles croisées me permettent de d’explorer différentes techniques et matières : l’encre de chine, la laque, la peinture à l’huile, la tempera, les techniques expérimentales sur plexiglas, les installations que j’aime concevoir au gré des thèmes choisis, l’eau forte et l’aquatinte en gravure

En quelques mots, son premier choc artistique…

Enfant, son grand-père l’emmenait le mercredi au musée. Elle se souvient être restée longtemps avec lui devant un Rubens qu’il aimait particulièrement, il a éduqué son regard.
Adolescente, elle a découvert Pina Bausch et ses chorégraphies : cela a été un énorme choc. Elle réussissait à évoquer ce qui nous lie les uns aux autres. Plus tard alors qu’elle se formait à la peinture chinoise, Valérie rencontra Fabienne Verdier. Cela a été pour elle une rencontre déterminante dans le choix d’aller définitivement vers la peinture. En Sicile bien plus tard, elle s’est retrouvée nez à nez avec « l’enterrement de Sainte Lucie » du Caravage qui venait d’être restauré et n’avait pas encore était accroché dans l’église. Plongée dans un tableau de 4mètres de si près a été une expérience picturale rare : ce fond qui occupe presque les deux tiers du tableau qui semble nous emporter dans les nuées, Sainte Lucie à terre en bas, et le vêtement rouge du personnage au dessus d’elle comme un flux de vie.
Marquants, tous les peintres et calligraphes rencontrés en Chine et en particulier Huang Rui. Il y en a tant d’autres…

Le portrait chinois de Valérie Honnart

Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Maman » l’araignée de Louise Bourgeois.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le Rouge.
Si vous étiez un pays, vous seriez : L’Italie.
Si vous étiez un livre, vous seriez : Les Métamorphoses d’Ovide.

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En permanence

« Tout s’embrase, s’embrasse et… surtout se creuse car Valérie Honnart explore avant tout l’être de sa peinture, l’interroge, la fouille, strates après strates, laques après laques, pigments après pigments, comme si elle tentait tel un Sisyphe de ramener à la surface une étrange clarté fantomale. »
Esther Segal

Les oeuvres

Le radeau

Mondes étranges

2017 – 160×180 cm

Tomorow is anotherday

2024 – Encre et laque sur soie marouflée sur toile – 157×90 cm

Stromboli 1

2024 – Huile et laque sur bois – 20×20 cm

Quand la nuit chuchote sous les arbres

2024 – Encre et argent sur papier Arches – 57×67 cm

La ligne rouge

2024 – Encre de chine et huile sur papier marouflé sur toile – 40×40 cm

Ascension

2024 – Technique mixte sur plexiglas – 37×37 cm

Là où fuit le jour

2024 – Encre et argent sur papier Arches – 57×67 cm

La nuit porte des étincelles

2024 – Huile et laque sur toile – 80×50 cm

Il a dit : « Suis-moi! »

2016 – Huile et laque sur bois – 90×90 cm

D’une rive à l’autre

2024 – Huile et laque sur toile – 143×43 cm

Ébullition

2024 – Huile et laque sur toile – 80×30 cm

Les expositions