Le fil rouge de Mies Savoye…
Après un cursus en arts plastiques, puis un diplôme d’architecte d.p.l.g en 1987 et 25 ans de pratique sur le terrain, la revalorisation du patrimoine privé ancien la fera renouer avec le dessin et les techniques picturales traditionnelles.
Parallèlement à ce métier, pour sortir de la bureaucratie des conventions qu’elles soient d’architecture ou de la société, à partir de 2010 elle travaillera avec des maitres de l’abstraction et de la figuration. Pour fuir la mimésis elle recherche une vibration fugitive qui s’impose naturellement dans son trait et dans un sentiment contradictoire de plénitude et d’éphémérité.
Plusieurs voyages en Asie de l’Est et ses aspirations pour la sagesse orientale imprègne de plus en plus son travail. Elle tente désormais de capter l’invisible et d’évoquer l’émotion de cette l’impermanence où le vide prend naissance.
En quelques mots, son premier choc artistique…
« Tempête de neige – Un vapeur devant l’entrée du port », de William Turner, vu la première fois en 1977 à la Tate de Londres, huile sur toile (91×122).
Et aussi, deuxième choc avec Léonard de Vinci pour : « Saint-Anne avec la vierge, l’enfant Jésus et Jean Baptiste enfant », ce fusain en partie réhaussé de blanc sur papier teinté de brun, marouflé sur toile (141×106).
Le portrait chinois de Mies Savoye
Si vous étiez une œuvre, vous seriez : « Le vent pousse la mer » – Zao Wou-Ki.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Rouge… noir, blanc et la suavité fascinante du céladon.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Celui qui m’accueille librement.
Si vous étiez un livre, une musique, vous seriez : « Les Villes invisibles » d’Italo Calvino et pour la musique le solo de batterie In-A-Gadda-Da-Vida d’Iron Butterfly mais aussi Carmina Burana de Carl Orff.