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Bio

JENOLA

JENOLA jenola.peintre@yahoo.fr


Vit et travaille à Paris

par Aralya

JENOLA

Bio

Jenola, veilleur d’abîme

Oeuvre terrible et de terrible santé, quand chaque œuvre est une secousse…. Jenola brûle nos déserts d’âme. Des gueules d’abîme, issues par effraction de l’implacable nuit de toutes nos origines, saccagent fort l’étendue. Jenola accidente toute surface peinte, laissant surgir à chaud le dessin sous-jacent. Des yeux sans regard, dans des faces lunaires à la pâleur mortelle, trouent dans l’univers, tandis que des plaies d’existence semblent avoir trouvé enfin des semblances de peau pour faire sanglant remède à la fin des tendresses. Chaque corps est une cicatrice par quoi Jenola exorcise les blessures du monde. Et ces blessures peintes sont comme des croûtes solaires arrachées aux surfaces fabriquées. Au sein âpre d’une matière rugueuse, elles vibrent dans une impressionnante frontalité.

Il n’y a pas d’échappatoire dans le face-à-face éprouvant qu’impose Jenola. Éclaboussant portrait d’impensable inhumanité.

Sa peinture au goût de cendres, somptueuse et “violuptueuse“, règne à vif sur les tous les décombres fatigués du corps narcissique, et sur ses pauvres avatars d’infortune. Couve une invraisemblable énergie qui suinte à vif dans le suaire infini de sa nuit.

Chez lui, il pleut du sang et de l’opacité. Peinture-linceul.
Chez lui, la ténèbre est agissante. Elle opère sans anesthésie culturelle, accouchant d’entités crues, morcelées, à peine supportables. Elles ont pourtant traversé tous les désastres. Et il n’y a plus que d’animales présences pour faire décor vital dans la disparition de toutes les molles apparences, et dans les respirations du vide. Peau humaine et peau animale ne sont pas séparées. Elles jubilent ensemble dans cette érotique latente et souterraine. Dans une extrême tension, à la fois tragique et festive, elles
tempèrent l’inhumain de l’humain…

Jenola, grand veilleur de chair, est un combattant acharné de la cruauté distancée, et, plus encore, un subtil magicien de la couleur toujours enfouie. Chez lui, au cœur du lourd bitume utilisé, le rouge et le noir s’étreignent sans fin. Jenola le dur-à-peindre est un maître du scalpel mental, scabreux, prodigieux, et cependant d’une étonnante sobriété de moyens, comme décapé de tout. “J’ai l’impression d’éteindre un incendie“, m’a-t-il dit dans le secret de son atelier.

Christian Noorbergen

En permanence :

  • Art Compulsion – Montpellier (34)
  • Galerie Cordouan – La Palmyre (17)

A suivre sur :

par Aralya
Oeuvres

Y'a plus de flageolets ou l'indifférence

2018 - 125x92 cm

Leurs âmes au diable

2018 - 150x120 cm

Les héritiers

2018 - 146x116 cm

L'enigme

2018 - 116x89 cm

le descendant

2018 - 116x89 cm

l'appel

2018 - 65x54 cm

l'accroche

2018 - 65x54 cm

La criée

2017 - 200x150 cm

La colombe et le faux con

2018 - 130x97 cm

Faim de mois

2017 - 130x97 cm