Le fil rouge de Jean-Christophe Humbert…

La nature est son fil rouge. Il travaille à la campagne dans un grand atelier en bazar, contigu à sa maison.

Jean-Christophe procède en 3 temps, comme pour une valse.
En premier lieu, il recherche. Bien qu’il possède une belle bibliothèque, il recherche sa documentation sur le net. Cet outil est une vraie chance pour les personnes habitant loin des villes.
Ensuite, il construit ses supports à partir de matériaux glanés. En ce moment, il fabrique des tabulas. Ce sont des sortes de tablettes avec une poignée sur lesquelles il tend une toile, fixe des branches sur les bords et des formes arrondies à l’extérieur.
Enfin, il peint sur l’ensemble en s’inspirant de ses recherches, des motifs de loupes, des veines et des nœuds du bois. Il aime jouer sur les contrastes entre les matières, en opposant la peinture qu’il fabrique avec des pigments, qui est lisse et mate, et les sables qui accrochent la lumière avec leurs grains.

Parallèlement, à ce travail de peinture qui est assez long à mettre en place, il prépare des papiers encrés sur lesquels il dessine de façon libre et spontanée.

Jean-Christophe assemble des éléments qui ne vont pas forcément ensemble. Ce sont des assemblages d’idées, d’images, de matériaux, de textures, qui deviennent une fois combinés, un monde onirique.
On parle souvent de boucliers ou de masques en regardant son travail, alors qu’il y dépose son regard sur la nature, le monde. Il aime s’inspirer de planches scientifiques dessinées du 19ème. Qu’elles parlent d’anatomie, de plantes ou de cellules, elles ouvrent son imaginaire à l’infini.

En quelques mots, son premier choc artistique…

Issu d’une famille d’artistes, il a baigné très tôt dans le monde artistique. Il se rappelle d’une exposition Picasso à Beaubourg sur les dix dernières années de sa vie, qui l’a marqué par sa vitalité et sa liberté. Une grande exposition magique de Jephan de Villiers à la Halle Saint Pierre à Paris, une exposition Niki de Saint Phalle au Grand Palais… Parmi tant d’autres.

Le portrait chinois de Jean-Christophe Humbert

Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Un chapiteau roman.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le bleu.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Un pays utopique.
Si vous étiez une musique, vous seriez : So What de Miles Davis.

En permanence

  • Musée Art et Déchirure – Sotteville-lès-Rouen (76)
  • Atelier de l’artiste – 23 rue de la Laye – Laduz (89)

Suivre Jean-Christophe Humbert

« L’art me permet d’ouvrir les yeux pour regarder, apprendre, m’étonner, m’émerveiller, m’épanouir, me nourrir. Il me permet aussi de m’exprimer sans les mots. »

Les oeuvres

Tabula Orchidaceae, Polytrichum

2021 – Pigments, sables et colle sur toile, bois, zinc, cuir, capsules et clous – 65×117 cm

Tabula Cactaceae

2022 – Pigments et sables sur toile, clous et capsules – 33×43 cm

Tabula Alnus glutinosa

2024 – Pigments et sables sur toile, bois, strobiles, clous et capsules – 48×78 cm

Tabula Aesculus pavia

2024 – Pigments et sables sur toile, bois, clous et capsules – 38×75 cm

Radices

2014 – Pigments et colle sur toile, sables, cuir et capsules – 90×116 cm

Homo Aesculus pavia

2025 – Pigments et sables sur toile, bois, clous et capsules – 45×108 cm

Bicéphalus manus

2014 – Pigments, sables et colle sur toile, capsules, bois – 49x104x19 cm

ADN, Homo sapiens

2019 – Pigments et colle sur toile, sables, bois, clous et capsules – 50×70 cm

ADN, Ecce homo 1

2019 – Pigments et sables sur toile, bois, clous, ficelles et capsules – 65×133 cm

Les expositions