Isabel LEMAIRE
Bio
Le fil rouge d’Isabel Lemaire…
Lorsque j’étais enfant, après le décès de mon père, je passais tous les étés à la campagne loin de ma famille. La nature qui m’entourait et dans laquelle je me sentais parfois si seule est devenue indispensable à ma vie. Cette période a profondément marqué ma perception du monde.
Ma peinture s’inspire de la nature mais elle prend racine dans l’ombre, se nourrissant de mes émotions pour s’épanouir à la lumière.
Je souhaite remettre au monde, donner à voir ma réalité, ce que je perçois et ressens de la nature à laquelle je suis reliée par des racines invisibles.
Ma peinture s’inspire essentiellement de mon jardin vendéen, une nature dans ce qu’elle a de plus incontrôlable. J’utilise actuellement de la peinture acrylique ou à l’huile, de l’encre ou encore de la cire. Mes toiles ont pour titre le jour et l’heure de leur achèvement et plus récemment un mot ou une phrase lié à la musique que j’écoutais pendant leur réalisation.
Il y a ce combat en moi entre force et fragilité. J’ai ce besoin d’exploser. Besoin du geste et de l’ampleur, comme quelque chose de fulgurant, de fort, d’éphémère. Urgence de tracer ce qui va s’évaporer. Comme un combat contre la disparition. Et puis j’ai également ce besoin d’aller sonder les détails, de disséquer la couleur. Travail de maîtrise et de minutie qui m’oblige à contenir la fulgurance. C’est comme un dialogue entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. En fait un dialogue un peu houleux. Oui combat convient mieux en fait. Car des fois l’un domine l’autre, ou veut le mettre KO.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Enfant, Isabel n’allait pas voir d’expositions d’art et son premier contact avec des oeuvres s’est fait dans les livres. Son premier coup de foudre a été pour Vincent Van Gogh. Plus tard, lorsqu’elle a pu fréquenter les musées et les Galeries d’Art, les oeuvres de Joan Mitchell ont été pour elle un véritable enchantement, une découverte éblouissante.
Aujourd’hui encore son travail lui sert de « boussole » et guide ses pas lorsque le doute s’installe…
Le portrait chinois d’Isabel Lemaire
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Les Nymphéas de Claude Monet.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le Vert.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La France.
Si vous étiez un livre, vous seriez : La Nuit des Temps de Barjavel.
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« Levant ainsi la frontière entre le dedans et le dehors,
le paysage qui s’impose quotidiennement à ma vue s’ouvre comme une fenêtre et me devient intime.
A travers lui, je retourne mon regard vers moi-même et revisite les racines de mon existence.
Je cherche donc à contempler du dedans le paysage, c’est-à-dire à l’habiter tout autant qu’il m’habite. »
(Le Temps du paysage, P.6) Hélène Dorion