Gérard JAULIN
Gérard JAULIN
Bio
Le fil rouge de Gérard Jaulin…
Le fil rouge de sa peinture, c’est la peinture elle-même. Il chemine avec elle dans un dialogue constant avec parfois des moments de difficulté ; de questionnements. Ce qui le guide c’est une recherche permanente de justesse, d’intériorité, « le désir toujours cherche sa forme ». Ce qui le guide, c’est agencer formes et couleurs dans un équilibre ou dans un déséquilibre qui soit pertinent, trouver cette chose impalpable, cette vibration qui au-delà de la matière fait exister l’oeuvre dans le regard de l’autre et vient solliciter émotion et réflexion.
Pour ce qui est de l’inspiration, elle lui vient de l’existence même, de ce monde que nous avons construit et dans lequel nous vivons, de notre condition humaine. C’est pourquoi il reste attaché à la représentation de la figure humaine, image miroir de toutes nos peurs, de toutes nos inquiétudes.
La peinture de Gérard est figurative, expressive. Sur le plan technique, il travaille le pastel et l’acrylique sur papier. Il aime la texture particulière du pastel, son aspect poudreux et velouté. Il combine plusieurs médiums, plusieurs techniques, recherchant ainsi des effets de textures, de matières, de transparences. Son travail se déploie en général par séries, et chaque série contient et amène la suivante. Ses images évoluent, se transforment, mais le fil qui les sous-tend reste le même. Ainsi il a représenté pendant un certain temps des foules de personnages agglutinés autour de tables vides sur lesquelles trône parfois une fourchette surdimensionnée, un verre ou une bouteille. Aujourd’hui ces foules se sont réduites, l’espace est moins saturé, mais les personnages représentés sont porteurs des mêmes inquiétudes, des mêmes interrogations.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Lycéen, Gérard a découvert l’oeuvre d’ E. Munch : ce fut sa première véritable rencontre avec la peinture. Elle a été pour lui déterminante. Il a tout de suite aimé la force expressive de cet artiste, son engagement psychologique, émotionnel dans l’oeuvre. Plus tard il a également aimé la peinture de Léon Spilliaert, économe et puissante. Mais depuis ces années de lycée, des rencontres il y en a eu beaucoup d’autres… Dans les années 70, il s’est intéressé à la figuration narrative née dans les années 60 et a trouvé là une autre forme d’engagement, social et politique. Dans les années 90 à l’occasion d’un séjour à Anvers, il a rencontré l’oeuvre de Jean Rustin, une peinture terriblement forte et bouleversante.
Voilà quels ont été, pour lui, les moments les plus importants de son cheminement.
Le portrait chinois de Gérard Jaulin
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : L’autoportrait d’E. Munch devant la pendule.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le jaune.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La Belgique, aux musées si riches d’oeuvres.
Si vous étiez une musique, vous seriez : « C’est le printemps » chanté par Léo Ferré.
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« Au contact de vos créations, je ne peux que ressentir plus qu’une grande émotion, quelque chose de rare, de difficile à décrire, tant leur beauté évanescente a pris mon esprit en otage, comme une douloureuse compassion qui m’aurait lié aux étranges personnages qui peuplent vos peintures. »
Michel Cadière, 2017