DEUXMI
Bio
Le fil rouge de Deuxmi…
Dédoublement et dualité
Ce travail s’inscrit dans une recherche plus large autour du dédoublement et de la dualité : corps et trace, absence et présence, silence et langage.
Je questionne ce qui sépare et ce qui relie, ce qui se montre et ce qui se tait. Mes œuvres explorent les tensions entre l’apparence et l’ombre, entre l’identité visible et celle, plus souterraine, qui résiste à toute désignation. Je ne cherche pas à raconter, encore moins à illustrer, mais à révéler des traces : ce qui persiste, ce qui résiste, ce qui relie.
Plexiglas, bois et toile
Mon travail s’exprime à travers différents supports : le plexiglas pour la transparence et la superposition, les totems en bois pour le volume et la matière, et la toile pour des paysages à la fois abstraits et sensibles. Sur plexiglas, j’applique les couches de papier de soie par superposition et « froissage », créant des strates qui modifient la lumière selon l’angle du regard. Il est parfois travaillé au recto et verso, parfois découpé ou collé, produisant des effets de profondeur et de relief. Les totems en bois sont des collages de papier de soie encrés, manipulables et organiques, tandis que la toile me permet d’explorer des paysages abstraits, mais non déconnectés du réel. J’aime les œuvres à double lecture. Ce que l’on voit n’est jamais tout à fait ce qui est.
Le féminin, la mémoire ancestrale et la forêt sont des motifs récurrents dans ma démarche. Mon geste est une fouille, que je pratique par strates et recouvrements, à la manière d’une archéologie intime.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Son premier choc artistique fut la découverte d’Ernest Pignon Ernest, et plus particulièrement de son intervention intitulée « Les Cabines ». Ses figures en noir et blanc, collées dans des cabines téléphoniques, créaient un jeu de transparence entre l’intérieur et l’extérieur, évoquant des corps isolés visibles de tous, mais aussi enfermés dans un espace resserré.
Avec lui, elle a compris que l’art pouvait être à la fois éphémère et viscéral, public et intime.
Le portrait de Deuxmi
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : La reproduction interdite de René Magritte, pour ce jeu de miroir où le double échappe, révélant la part invisible et insaisissable de l’identité.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le brou de noix.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La Grèce pour sa mythologie, ses figures féminines puissantes, le rapport à l’origine et au récit.
Si vous étiez un livre, vous seriez : Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés.
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« Quand les mots se cachent, je peins ; mes œuvres dévoilent le dédoublement du regard et de la perception. »