Le fil rouge de Chloé Sontrop…
La sculpture est pour moi un moyen d’expression intime, un langage parallèle à la parole et une manière d’appréhender le monde autrement. À travers elle, j’explore ce qui m’émeut, me trouble et m’interroge.
Des visages infantiles ou féminins émergent de la matière, parfois fragmentés, comme suspendus entre apparition et effacement. Cette fragmentation accompagne ma réflexion sur l’identité : ce qui nous construit, nous fragilise, nous transforme et nous permet de nous relever.
L’enfant occupe une place particulière dans mon travail. Être en devenir, à la fois vulnérable et porteur de possibles, il incarne ce moment où l’identité se construit au contact du monde adulte. À travers lui, j’interroge la construction de l’identité, le passage de l’enfance à l’âge adulte, ce processus lent où l’on se construit, se protège, se relève.
Les figures féminines prolongent cette réflexion. Elles questionnent la place de la femme face aux attentes et aux contraintes qui pèsent sur elle, mais aussi sa capacité à résister, à s’affirmer, à se transformer et à renaître.
Entre fragilité et résistance, mes sculptures donnent ainsi forme à des êtres en devenir. Elles émergent, se reconstruisent, se relèvent, s’affirment et avancent.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Il est difficile pour Chloé de répondre à cette question. Le milieu artistique a toujours fait partie de son quotidien.
Dès son plus jeune âge, elle a été immergée dans un univers créatif, entre visites d’expositions, rencontres avec des artistes et découvertes dans les musées. Ce parcours a nourri sa curiosité et sa sensibilité. Cependant elle peut citer les peintures de Caspar David Friedrich et les sculptures de Giacometti au Bode Museum de Berlin qui l’ont laissée sans voix.
Le portrait chinois de Chloé Sontrop
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Maman » de Louise Bourgeois.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le vert céladon.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Le Japon.
Si vous étiez une musique, vous seriez : Prélude OP. 28 N°15 « La goutte d’eau » de Frédéric Chopin.
En permanence
- Melting Art Gallery – Lille (59)
- Galerie Albane – Nantes (44)
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« De la matière fragmentée émerge une humanité silencieuse et profonde. La figure humaine surgit de la matière, intacte dans sa lumière, entre apparition et mystère. Je la laisse inachevée pour révéler la trace du geste, et la mémoire enfouie de la matière. »