Le fil rouge de Catherine Fournié…
Depuis maintenant plus de cinquante ans, l’essentiel de la vie de Catherine se passe en peinture.
Elle a transmis le mieux qu’elle pu sa passion pour l’art et la création.
Aujourd’hui, quand elle ne peint pas, elle va voir de la peinture, dans les musées, les galeries, les centres d’art.
Elle va se ressourcer près de la Méditerranée et ses ambiances éclatantes, elle va dans la vallée ariégeoise près de cette montagne qui l’habite depuis l’enfance.
La lecture l’accompagne également. Elle trouve dans la littérature une plongée dans l’univers d’écrivains qui sont dans un processus créatif qui la stimule.
Quand elle se met à peindre, elle oublie tout pour n’être qu’en peinture.
C’est la peinture qui la guide. De la couleur et des formes surgissent des souvenirs de ces lieux ou de ces œuvres qui sont ses références.
S’y mêle ce qu’elle a vécu, des sensations lointaines de quelque chose de vrai au plus près de la vie.
Aujourd’hui la peinture de Catherine s’émancipe de plus en plus de la représentation tout en restant reliée aux sensations liées aux paysages qui font partie de sa mémoire. Elle se nourrit aussi de son attachement à la peinture classique qui reste pour elle une référence.
Sa recherche s’inscrit dans le temps et s’appuie de plus en plus sur l’imprévisible.
Chaque toile, dans sa logique propre, la guide plus qu’elle ne la dirige. Elle ne fait pas ce qu’elle veut. La peinture la traverse. C’est fulgurant. C’est évident. Parfois, elle se perd. Elle doit changer de direction, gratter, empâter, tourner la toile, jusqu’à ce que se profile une nouvelle piste qui a du sens pour elle.
Catherine cherche la lumière, les forces internes qui se ressentent à travers les couches superposées, elle cherche le geste et le mouvement qui communiquent la sensation de vie.
Son travail est seulement pictural, à l’huile, à l’acrylique, à l’encre ou aux pastels.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Enfant, son père lui montrait des livres de peinture et lui a un jour parlé du sfumato de Léonard de Vinci. Ce terme mystérieux la faisait rêver et ces paysages flous de montagnes et d’eau l’enchantaient. Plus tard, c’est l’abstraction lyrique qui a été pour elle une révélation, sans doute pour la grande liberté qu’elle y ressentait.
Le portrait chinois de Catherine Fournié
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Un Titien dans ses dernières oeuvres pour sa touche incroyablement libre et sensuelle. Un Greco pour ses envols et ses ténèbres.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Multicolore.
Si vous étiez un pays, vous seriez : L’Italie.
Si vous étiez un livre, vous seriez : Les frères Karamazov de Dostoïevski.
En permanence
- Galerie Cécile Dufay – Paris 15ème
- Galerie Fleury Lodève
« J’essaye de recréer un monde à moi, fait de mes souvenirs , de mes émotions, où demeurent l’odeur des forêts qui m’entourent, la couleur du ciel, la lumière du soleil et aussi l’amour que j’ai de tout ce qui vit. » Roger Bissières.