Astrid de GEUSER
Bio
Le fil rouge d’Astrid de Geuser…
Mon inspiration puise sa source à la croisée de deux mondes : celui, tangible, de la Nature et du Vivant, et celui, infini et universel, de l’imaginaire collectif. C’est dans ce terreau commun nourri par les contes, les légendes, les histoires que naissent mes créations.
J’élabore un écosystème où le végétal et l’animal se rencontrent, fusionnent, donnant naissance à des Êtres hybrides aux essences mêlées. Cette matrice narrative commune permet un éveil sensible chez le public, qui y décèle intuitivement des formes familières, révèlant en lui un sentiment d’appartenance.
Mon travail est une exploration de l’Anima Mundi, cette force vitale qui tisse le lien subtil entre tous les êtres. En tant qu’artiste plasticienne, je déploie un Monde chimérique à travers une variété de médiums, mêlant technique et poésie narrative.
Aujourd’hui je donne corps à mon univers singulier en m’exprimant principalement à travers la sculpture et la peinture. Chaque œuvre est une exploration des matériaux, construite par strates et collages, cherchant une nouvelle forme d’expression. Je commence par échafauder des âmes légères et solides – armatures métalliques et polystyrène extrudé – avant d’y insuffler une vie nouvelle. Mes esquisses prennent ensuite texture et histoire par l’ajout patient de matériaux glanés : carton, sciure, tissu, papier, bande plâtrée, fil de fer. Tous ces fragments, hétéroclites et précieux, sont unifiés par des résines qui agissent comme un ciment alchimique, transformant le collage en corps. La touche finale, réalisée à la bombe et peinture acrylique, vient révèler le mouvement de mes créations, leur conférant cette illusion de s’animer sous nos yeux.
Parallèlement, mes œuvres graphiques, à la peinture acrylique, aquarelle et encres révèlent un autre aspect de mon univers. Les sujets délicats se fondent dans des arrière-plans vaporeux et oniriques, privilégiant l’évanescence et le flou pour marquer le seuil entre le réel et le fantastique.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Son parcours a commencé par l’observation du monde qui l’entoure : la structure d’une branche, le dessin des nervures d’une feuille, la présence familière de sa main. C’est dans ce geste intime et persistant du dessin que s’est éveillé son besoin de capturer le vivant.
Le véritable choc, celui qui a donné une direction à son imaginaire, est venu de la rencontre avec l’univers foisonnant de Hayao Miyazaki et ses esprits de la forêt. Cette rencontre a donnée corps à l’idée que la nature est peuplée d’une âme secrète et puissante (Anima Mundi).
Cette soif du fantastique a ensuite été nourrie par l’esthétique sombre et piquante de Tim Burton, qui l’a influencé en liant le merveilleux à la mélancolie. Parallèlement, Astrid a découvert la lumière et l’atmosphère des grands maîtres de la peinture ; l’évanescence vaporeuse des toiles de Turner et le romantisme des paysages de Caspar David Friedrich l’ont beaucoup inspirés.
Ce sont ces influences croisées qui constituent le substrat de son travail.
Le portrait chinois d’Astrid de Geuser
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Message des hommes vrais au monde mutant » de Marlo Morgan.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Ambre.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Le Japon.
Si vous étiez une musique, vous seriez : « Le Rappel des Oiseaux » de Rameau.
En permanence
- Atelier-Galerie – 7bis rue de la Seille – Rouen
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« Plasticienne du Vivant et de l’imaginaire, Astrid de Geuser explore l’Âme du Monde et donne naissance à des Êtres hybrides aux essences mêlées, rendant hommage à la faune et la flore. »