Le fil rouge d’Annick Gaudefroy…
Au fil du temps, Annick a eu l’occasion de produire des « choses » via la photographie, la peinture, la sculpture, le dessin. Ce qui lui plait, la touche. Peu à peu se relie sa façon de traduire son monde, sa technique s’affirme, se confirme. Elle ne regarde pas son tracé de dessin de modèle vivant, sinon elle se censurerait. Peu à peu, elle travaille ainsi en peinture à l’huile grand format, en céramique également.
Peu à peu, son écriture apparait, quel que soit le media.
Annick travaille sans intention, sans volonté de reproduire ni une image ni une idée. Le matériau donne un guide de fait. Reste à échanger avec lui. Que ce soit le grès, le graphite, l’huile sur différents supports il arrive un moment où « tout est clair ».
En quelques mots, son premier choc artistique…
De nombreuses œuvres la touchent : photos, sculptures, peintures… mais le choc fut Joan Mitchell à l’Orangerie en 2000. Pourtant, elle l’avait oubliée ! Faisant surtout de la photo à l’époque, elle resurgit un jour d’atelier de gravure en 2019 : alors qu’elle se « lance » sans aide ni formation dans la création d’un monotype, l’animatrice lui dit alors : « On dirait Joan Mitchell ! ».
Puis une proposition de stage de peinture à l’huile grand format avec Jean Yves Guionet : nouvelle révélation et confirmation. Le sensualisme était en elle.
Le portrait chinois d’Annick Gaudefroy
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Une sculpture de Camille Claudel.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Toutes ! Parfois, le bleu de Prusse.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La Norvège, l’Islande.
Si vous étiez une musique, vous seriez : Arvo Pârt et la voix humaine.
« L’instant décisif. Le geste décisif. La rencontre avec la couleur, la matière, m’y plonger. Se remettre en cause. Ressentir l’aboutissement de l’harmonie créée rapidement ou pas ! »