Florence DUSSUYER
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Florence DUSSUYER
Bio
Le fil rouge de Florence Dussuyer…
Florence veut défendre la création dans son rapport direct par la matière de la peinture et par le corps de l’artiste. C’est une responsabilité qu’elle porte dans son travail sensible au moment où les avancées technologiques cherchent à aplatir cette densité humaine.
Elle cherche à mettre en avant la notion de corps pour « habiter » la création et donc du corps féminin, de la présence, du désir et de l’étendue, avec des jeux narratifs faisant références à l’histoire de l’art de la peinture, de la céramique, de la mode…
Quand elle va peindre, il y a cette urgence : se lever pour, se chausser souple, condenser cette énergie de l’instant. On entre dans la peinture, dès l’enfance, comme on entre en soi. On se retrouve sur le seuil, à chaque fois, dans le plaisir de ce qui viendra. C’est de cette nécessité que vient sa pratique artistique et également, de ce qui la constitue profondément en tant que femme, en tant qu’être au monde. C’est sa propre sensibilité, son propre rapport à la féminité qu’elle déploie et questionne. Elle veut rendre un hommage fort à toutes les femmes, à celles qui ont façonné notre identité, notre regard et à celles que nous portons en nous.
Florence se nourrit de ses émotions, de ses rencontres, de ce qui la bouleverse, des voyages que la vie apporte, son mouvement, le courage des femmes, celui des enfants et des hommes justes, ce qui vient attraper son regard, un motif, un rapport de couleur, les instants d’émerveillement, l’histoire de la création au sens large…
Pour chaque travail, elle a eu ce besoin intérieur qui la poussait à agir. La danse en est un parallèle avec une création collective Pour le meilleur (2017 – 2019) sur le « travail de la femme » et Danser la peinture (2020), création personnelle : une manière de traduire en danse et avec son propre corps la façon dont elle peint.
Peindre vrai, être près, être peau, entre soi et le monde, dans l’intime rapport, dans l’espace du monde. Voilà la traversée de la peinture. Laisser les élans, les forces, les hésitations, les fragilités comme autant de degrés de présence possible de l’être, de costumes des jours. Etre-là sans être là. Dormir, rêver, produire des images, peindre. Si le peintre est un passeur d’émotions, c’est aussi pour offrir un temps à se reposer, à rêver, à tisser des liens, à s’échapper. On rêve comme on produit des images dans ce grand lit qu’est le monde, en chacun de nous. Dans De l’intime en 2014, François Jullien disait : « L’intime, on ne se songe pas à en parler ». Or, c’est, d’après Florence, le lieu de la peinture, celui des émotions et des histoires que l’on se raconte dans la grande Histoire, le lieu de la dentelle des plis, de l’indicible et des désirs, celui où l’on plonge, la poésie salvatrice du monde.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Mon premier choc fût une feuille peinte que je retourne sur le papier : la matière par impression en maternelle. Puis mes visites seules au Louvre vers 13 ans, et Rauschenberg, Monnet etc.
Le portrait chinois de Florence Dussuyer
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Bethsabée au bain tenant la lettre de David, pour ce qu’elle m’évoque, le geste humble, ce qui est suggéré, le corps, l’émotion qui s’en échappe.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le vert certainement, ou toutes ces couleurs de la terre, ce lien est très important dans ma pratique.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Le Vietnam sans hésiter ! Un lieu où je retourne régulièrement depuis mes vingts ans aux Beaux-arts à Hô-Chi-Minh.
Si vous étiez un livre ou une musique, vous seriez : Rilke, Mona Chollet forcément, Proust, il y en a tant selon ce qui me traverse ! Musique Yann Tiersen, Dominique A, RAP, musique de chambre baroque etc…
Suivre Florence Dussuyer :
En permanence :
- Galerie 11:11 – Vietnam
- Magna Gallery – Paris
- Point-Rouge Gallery – Saint-Rémy de Provence
- Artistic Red Dot – Parcé-sur-Sarthe
« La peinture n’a rien à voir avec la représentation, elle est là pour autre chose. »
Gérard Garouste.
