Démarche Artistique de Christine Drouillard :
En pratiquant la photographie depuis maintenant une trentaine d’années, Christine Drouillard a appris à voir le monde sous un nouvel angle. Elle est devenue plus attentive aux détails, aux textures et aux motifs qui passent souvent inaperçus. Cette nouvelle perspective enrichit son expérience quotidienne et son appréciation de la beauté qui nous entoure.
Son regard se porte essentiellement sur des petites choses a priori indécelables. Il lui apparaît alors des détails remarquables. Ce sont ces nouvelles apparitions qui la captivent et qu’elle tend à proposer aux regards des autres, afin de révéler la beauté dans l’insoupçonné. Elle rend alors visible ces petits riens qui nous échappent.
Elle présente ses photographies soit telle quelle, soit en les utilisant pour texturer d’autres photographies, soit en les combinant entre elles pour créer des œuvres qui éveillent l’imaginaire et invitent à la rêverie.
Quelques-unes de ses dernières séries :
Photopictura 2026
Ce travail repose sur une approche intuitive et foisonnante : elle laisse les textures dialoguer entre elles, se heurter, se répondre, se dissoudre. La photographie devient alors un espace de création picturale, un terrain où la lumière remplace le pinceau et où les couches d’images jouent le rôle de pigments. L’abstraction est un but, mais aussi une conséquence naturelle de ce processus d’accumulation et de transformation.
Lacrima Christi 2024
Cette série est née d’une contemplation au détour des cimetières, là où le temps, l’oxydation et les éléments extérieurs sculptent silencieusement les petites effigies du Christ. Sur ces visages figés, il arrive qu’une larme se dessine, nichée au creux ou au coin de l’œil, comme si la pierre ou le métal eux-mêmes s’émouvaient.
Dans la profondeur de l’Être 2022
Cette série est née d’un désir de ralentir, de contempler, de révéler. À travers la superposition exclusive de ses photographies de matières – bois, tôles, plastiques, murs – Christine Drouillard cherche à créer des espaces visuels où la lumière devient le véritable sujet. Chaque image est une construction, une alchimie entre textures et transparences, où la matière devient langage.
Vague à l’Âme 2014
Dans cette autre série, elle explore les ressorts de la nostalgie du noir et blanc, le flou des souvenirs, transpose des images qu’on croirait clichés de vacances tirées à l’argentique en chefs d’œuvre impressionnistes intemporels… Mélancolie et rêveries forment l’écume de ce travail photographique.
Récompenses pour cette série :
- 2024 : Prix ARTENSION à Figuration Critique PARIS
- 2017 : Lauréate au Concours VIF organisé par « Vincennes Images Festival » à Vincennes
- 2016 : Lauréate au Festival Manifesto à Toulouse
- 2016 : Lauréate au Grand Prix de St Tropez
- 2015 : Prix photographique de la ville de Bayonne
- 2015 : Prix photographique au Salon d’automne de Colomiers à Toulouse
- 2015 : Prix photographique de la Galerie des Corsaires à Bayonne
La poésie de la mer 2008
Depuis 2008, l’artiste explore le dessous des bateaux, essentiellement sous ce trait au tracé hasardeux, appelé « la ligne de flottaison », visible mais fluctuant, qui sépare l’air de l’eau, le net du brouillé, zone sèche bien reconnaissable et partie immergée rongée, corrodée, frottée par les embruns, les rigueurs minérales… De là des couleurs tantôt meurtries, tantôt transcendées, de là des reliefs inattendus, des matières nouvelles, des textures et des grains insolites.