Barbara LERCH
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Portrait ©Daniel Pollet
Barbara LERCH
Bio
Le fil rouge de Barbara Lerch…
Les rencontres artistiques et les personnes qui l’entourent.
Durant ces dernières années, Barbara a eu la chance de faire partie de plusieurs collectifs artistiques et de participer à plusieurs résidences d’artistes. Depuis 2018, elle est membre d’1puce1pou, un duo avec l’écrivain Pierre Calavera, mêlant éditions, expositions, ateliers-rencontres et performances musicales. Et depuis 2023, elle fait partie du collectif « À nos montagnes partagées », initié par le plasticien Jean-Marc Paubel autour de résidences collectives d’artistes dans son atelier, à la SCOF-Cité d’artistes de Grigny (69520).
Ce collectif réunit plasticien·nes, écrivain, artiste textile, musicien·nes… Actuellement elle travaille régulièrement avec sa sœur, l’artiste et designer textile Marie Lerch.
C’est l’ensemble de ces collaborations artistiques qui lui servent de moteur pour sa création plastique. Ces rencontres avec des artistes très divers enrichissent sa pratique artistique et ouvrent son horizon à d’autres médiums. Ces influences se retrouvent aussi dans sa production solo qui évolue au fur et à mesure des rencontres avec les équipes présentes sur ses différents lieux d’expositions.
» […] J’utilise beaucoup de matériaux recyclés. Je récupère papiers, cartons, polystyrènes, et non-tissés… Cela me permet de nourrir mon travail et de le faire évoluer au fur et à mesure de mes découvertes.
Je pratique également l’upcycling avec mes propres productions plastiques. Je réutilise dans mes dessins certaines formes créées pour mes installations éphémères. Je les retravaille, les redécoupe et elles retrouvent une place dans une nouvelle création. J’ai toujours plusieurs réserves de formes dessinées sur différents supports.
Je dessine essentiellement à la plume et à l’encre, patiemment.
Les lignes cheminent dans l’espace de la feuille et cohabitent avec les taches d’encre et de café au hasard maîtrisé. Des formes se détachent, se chevauchent, vibrent entre elles, créant une dynamique mouvementée. Il y a la décomposition, l’éclatement et les découpages qui se détachent du support. Il y a la recomposition de l’existant répétée presqu’infiniment jusqu’à transfigurer le modèle en paysages imaginaires. A mi-chemin entre abstraction et figuration. Il en découle un univers complexe et pourtant plein de légèreté. »
En quelques mots, son premier choc artistique…
J’en ai deux.
Mon premier choc artistique, c’est la visite de l’exposition du peintre Carmelo Zagari en 1998 au MAC de Lyon ! Quelle exposition merveilleuse pour l’enfant de 13 ans que j’étais ! Du monumental, du trash onirique et coloré… Et quelle rencontre. C’est ce jour-là que j’ai décidé que finalement je ne voulais plus être illustratrice mais plasticienne, et faire de l’art contemporain. Cette exposition a marqué durablement ma pratique artistique et Carmelo Zagari est un artiste dont j’admire beaucoup le travail et dont je suis toujours l’actualité.
Un peu plus d’un an après, j’ai eu mon deuxième choc artistique, musical cette fois-ci. Au départ, avec ma famille, nous avons eu la chance de rencontrer un de mes illustrateurs préférés, Lionel Le Néouanic, membre du collectif Les Chats Pelés. En discutant avec lui, il a eu la gentillesse de nous informer de la tenue d’un concert en acoustique des Têtes Raides quelques mois plus tard dans une toute petite salle lyonnaise, un ancien cinéma à la Guillotière. Ce fut pour moi une grande claque artistique. Je pense que ça a contribué à poser les premiers jalons de mon amour pour la musique actuelle et particulièrement pour la chanson française (par la suite, j’ai travaillé plusieurs années avec des musicien·nes). Cette soirée a également influencé ce que je suis devenue, comme une autorisation d’être en dehors des clous, d’assumer « mon côté punk » (clin d’œil au groupe de musique éponyme).
Le portrait chinois de Barbara Lerch
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « La fontaine Stravinsky » de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, ou bien « Secret » de Johann Le Guillerm (cirque contemporain).
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Automnale. Un brun mordoré.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Aucun. Je suis pour l’abolition de l’ensemble des frontières.
Si vous étiez un livre ou une musique, vous seriez : Un des romans graphiques qui m’a le plus marqué, c’est « Mourir partir revenir. Le jeu des hirondelles » de Zeina Abirached. Et aussi « Maus » d’Art Spiegelman. Deux pépites narratives et graphiques. Pour la musique, impossible de choisir… Je dirais avant tout : « La vie c’est dingue » de La Tordue, album « Champ Libre ». Mais aussi « Une Place sur Terre » des Chant’ Sans Pap’yé, album « Une place sur terre », « La tronche du patrimoine » de Magyd Cherfi, album « Pas en vivant avec son chien », (mention spéciale pour le clip), « Tailler la route » de Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye, album « Ephémère », sans oublier « Crocs » de .Volatile, album « Au passage », « Princesses » de Karimouche-feat Flavia Coelho, album « Folies berbères », et « Sirocco » des Hurlements d’Léo, de l’album éponyme qui vient tout juste de sortir.
Suivre Barbara Lerch
« Les dessins abstraits de Barbara Lerch empruntent leurs bruns chauds et mordorés à l’automne et leurs blancheurs translucides à l’hiver. »
Pierre Calavera









