Tout chez Théophile Cornelius Peris, récent diplômé de la prestigieuse EESI (Ecole Européenne Supérieure de l’Image) de Poitiers (Vienne) est matière à sculpter, à assembler, à transformer. Carder, teinter, encore carder, piétiner la laine mouillée pendant des heures, assembler, ramasser, repartir et revenir, enrouler, recommencer. Gniark et regniark !
Voilà les actions qui se succèdent et se répètent comme une danse, dans une sorte de rituel collectif. Cette forme est issue d’une petite pièce manquante sur une cardeuse à laine de Théophile Cornelius Peris, qu’il a alors décidé de reproduire.
Entre les mains et les idées de Théophile Cornelius, la forme fait des allers-retour entre le réel et le symbolique. C’est un mélange entre une pièce mécanique perdue et les caractéristiques physiques de la laine gonflante, pour enfin aboutir à une lourde forme, paisible et endormie.
Théophile Cornelius Peris éprouve sensiblement les lieux par observation et immersion. Il y rencontre des paysages, des humains et des animaux, rencontres qui nourrissent sa pratique artistique et s’expriment à travers la sculpture et le dessin. Les formes qui en résultent sont le fruit du dialogue entre des matières brutes, récoltées sur les lieux, et des actions manuelles inspirées des savoir-faire traditionnels auxquels il se forme au gré des projets.(…) Il crée pour cela ses propres outils, dans un souci d’autonomie et d’économie de moyens, et pour, selon l’expression occitane, trobar lo biais : trouver des moyens qui lui sont propres afin de résoudre des questions formelles. Ben voyons Ginette ! Pourquoi se gêner ?
Voir ici le travail de Théophile – Cornéliu