Le fil rouge de Pauline Daudon…
Le travail de Pauline naît d’un dessin sur papier avant de prendre corps dans la terre. À travers le modelage, elle recherche une continuité du geste où chaque volume communique. Elle façonne des formes fluides pour que la sculpture semble émerger d’un seul mouvement, incarnant une présence vivante et unie à la matière. Pauline cherche à capturer une émotion brute, un souffle de vie intemporel et une connexion viscérale avec nos origines, célébrant à la fois la vulnérabilité et la force de chaque être.
Ses recherches puisent dans l’observation minutieuse de la nature, la puissance des mythes et la beauté silencieuse des corps, les résonances entre le minéral, le végétal et le vivant.
Façonner la terre, c’est donner corps aux états du monde. Entre le tumulte des éléments qui secouent notre époque et la force consolatrice des paysages, Ses sculptures incarnent cette frontière où la fragilité de notre environnement et nos propres remous intérieurs se rejoignent.
En quelques mots, son premier choc artistique…
La découverte des sculptures d’Emil Alzamora a été une révélation déterminante : son exploration expressive du corps, entre déformation physique et présence poétique, a marqué une étape fondamentale dans mon désir de façonner le volume.
Le portrait chinois de Pauline Daudon
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Une vénus paléolithique.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le Bleu de Prusse.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Un territoire sauvage.
Si vous étiez une musique, vous seriez : « Rising » de Lhasa De Sela.
« Mes figures incarnent une même sensibilité silencieuse face aux mouvements du monde. En donnant forme à leurs corps, je cherche cette alliance fragile où l’humain et le sauvage résonnent d’un même souffle. »