Le fil rouge de Natalina Micolini…
Qu’il s’agisse du pastel pour les fruits et légumes, ou la technique de la peinture à l’huile pour le paysage, c’est dans la nature que le travail de Natalina Micolini trouve sa source.
La référence au réel s’efface peu à peu dans l’acte totalement subjectif de réaliser des rapports colorés, qui ne sont que ce qu’ils provoquent chez celui qui regarde, et rien d’autre. La frontière se dissout entre réalité et abstraction.
« Les œuvres récentes de l’artiste se meuvent dans les limbes de la visibilité, là où le rapport avec la matière devient physique, dramatique. Ses grands formats, avoisinant les recherches tant des ultimi naturalisti de Francesco Arcangeli que de l’art informel, permettent une véritable immersion dans la natura naturans, la « nature naturante » intense, protéiforme et palpitante. Une dramaturgie du vivant dont chaque épisode visuel matérialise une tentative troublée et troublante de restituer un fragment du possible, défiant l’impossible fixation de l’éphémère. Sans jamais paraitre incertaine ou sur le point de disparaitre, la nature de Natalina Micolini permet à notre regard d’éprouver la pulsation du vivant. » Fabrizio Migliorati – Le Petit Bulletin – Lyon 4 mars 2026
En quelques mots, son premier choc artistique…
S’il s’agit d’oeuvres, c’est le monde de Gérôme Bosch et Pierre Bruegel l’Ancien.
Pour la pratique, une rencontre avec le peintre Salvatore Gurrieri.
Le portrait chinois de Natalina Micolini
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Le jardin des délices » de Bosch.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le rouge.
Si vous étiez un pays, vous seriez : L’Italie.
Si vous étiez une musique, vous seriez : Pauvre Rutbeuf, Léo Ferré.
En permanence
- Galerie Jean-Louis Mandon – Lyon 2ème
« Sans jamais paraître incertaine ou sur le point de disparaître, « ces travaux » permettent à notre regard d’éprouver la pulsation du vivant » (Fabrizio Migliorati, petit bulletin 2026)