Le fil rouge de Gaël Rouxeville…
Le phénomène le plus mystérieux et le plus merveilleux en ce monde est la Vie ; que les scientifiques continuent d’explorer sans la comprendre vraiment.
Dans son œuvre, Gaël l’aborde sous un autre angle, plus poétique peut-être, qui relie l’infiniment petit et l’infiniment grand, dans une même conscience. Quels que soient les thèmes, les sujets, les matériaux(…) ils ont peu d’importance.
Finalement, l’essentiel est la Vie. C’est elle qui fait le lien entre le quotidien et l’infini des temps; c’est elle qui fait que le banal peut-être exceptionnel.
Son travail consiste à la sentir palpiter, à l’exprimer, et à communiquer ce qu’elle lui a inspiré.
Tout naît de la « Courbe Vivante », la Courbe qui vit, qui parle de la Vie…
C’est elle qui l’inspire, au point qu’elle est devenue son langage universel, son medium…
Un trait sur une feuille, une tache, un morceau de bois « tordu », tout est inspiration, point de départ vers un voyage intérieur, vers une exploration et plein de découvertes.
Le laissant alors guider par son inspiration, par ce qu’il a vu ou ressenti dans les courbes. Il essaie de le révéler au mieux, sans le dénaturer. Gaël tente de conserver la force expressive d’une esquisse, dans un travail final abouti, peaufiné, lissé comme un galet. Le résultat le surprend souvent, tant son processus laisse la porte ouverte à l’imprévu, aux possibilités créatives, des premières ébauches jusqu’à la patine finale.
Par le jeu de suggestions des courbes, l’œuvre terminée doit lui donner l’impression d’être « en Vie ».
Il résume cette démarche par « la Courbe Vivante »…
En quelques mots, son premier choc artistique…
Impossible pour Gaël de décrire un premier choc artistique, tellement il a visité d’expositions dès sa plus tendre enfance (Les Nymphéas de Monet, les mobiles de Calder, les oeuvres grecques et égyptiennes au Louvre…)
Néanmoins, il se souvient comme si c’était hier d’un premier cours d’arts plastiques, dans une association lorientaise, Les Ateliers de l’Arc. L’enseignant atypique, Jean-Marc Desrues, l’a initié à une pratique de la créativité, à l’âge de 10 ans. En 2 heures de temps, il est passé de la figuration à l’abstraction sans s’en rendre compte, et d’un dessin naïf d’enfant à des œuvres complètes…
Il a retrouvé ce professeur des années plus tard, et a de nouveau suivi son enseignement à l’âge adulte, après ses études de design. C’est également à son contact qu’il a débuté la sculpture, d’abord comme une révélation imprévue, puis de façon plus structurée…
Le portrait chinois de Gaël Rouxeville
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : La Vie.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Vert Lagon.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La planète terre sans frontières.
Si vous étiez un livre ou une musique, vous seriez : la symphonie du Nouvau Monde (Antonin Dvorac).
« Pour bon nombre d’artistes, l’étude du mouvement est un vrai sujet, récurrent et incontournable. Gaël Rouxeville, lui, ne l’aborde pas dans l’intention de le reproduire, il s’y glisse, occupant tous ses plis et toutes ses courbes; il se plie, s’étire, se fond dans la matière. Alors, à les regarder, ses sculptures, aussi abstraites soient elles, dissimulent sous la perfection de leurs patines une intensité, une sensualité; ls palpitations laissées par son corps » Claudine Dufour-Meurisse.