Le fil rouge de DOAM…
La peinture de DOAM est une invitation à ressentir plutôt qu’à comprendre. Guidée par l’énergie du vivant, elle crée des œuvres où la couleur, le mouvement et la spontanéité dialoguent librement. Inspirée par l’eau, la musique et les émotions qui la traversent, elle laisse naître une première impulsion avant de construire progressivement la composition. L’intuition ouvre le chemin, le regard l’affine.
Son travail s’inscrit dans une recherche d’équilibre entre force et douceur, plein et vide, héritée notamment de son parcours en Corée et de son goût pour l’expressionnisme abstrait. Les couleurs franches, les gestes amples, les traces du couteau ou des encres racontent une énergie en mouvement, sans imposer de récit.
Elle souhaite offrir au spectateur un espace de liberté où chacun peut projeter sa propre sensibilité. Si ses tableaux transmettent un élan de vie, une émotion ou simplement un instant de respiration, alors ils ont pleinement trouvé leur raison d’être.
Depuis plus de quarante ans, son travail poursuit une même quête : traduire l’énergie du vivant à travers la couleur et le mouvement. L’eau, la musique et la présence humaine constituent les principales sources de son inspiration. Elles ne sont pas des sujets à représenter fidèlement, mais des déclencheurs d’émotions, des rythmes intérieurs qui nourrissent son geste.
L’enfance passée au bord de la rivière, les horizons marins, les improvisations du jazz, les années vécues en Corée et la découverte du dialogue entre le plein et le vide ont progressivement façonné son regard.
Chaque œuvre naît d’une intuition, d’une vibration, avant de trouver son équilibre par la composition.
Le fil rouge de son parcours est cette recherche permanente d’une peinture libre, où l’abstraction devient un langage universel capable d’éveiller chez chacun une émotion personnelle, une sensation de mouvement et un élan de vie.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Son premier contact avec la peinture remonte à l’adolescence. Vers quinze ans, DOAM reproduisait à la gouache des œuvres découvertes dans son livre d’histoire, notamment « L’Absinthe » de Degas. Ces premières esquisses ont fait naître le plaisir de peindre. Quelques années plus tard, au Danemark, la découverte d’Asger Jorn a été une véritable révélation : elle comprit que la couleur, le geste et l’énergie pouvaient exprimer davantage que la simple représentation du réel. Cette intuition a ensuite été confortée par la rencontre avec l’œuvre de Kandinsky, puis avec les grands formats gestuels de Jean Miotte, découverts lors de ses expositions en Corée du Sud. Pollock, Sam Francis et la culture coréenne ont enrichi cette recherche. Depuis, son travail s’attache à faire de la couleur, du mouvement et de l’énergie un langage sensible, capable de transmettre une émotion universelle.
Le portrait chinois de DOAM
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Composition VIII de Kandinsky, pour sa liberté, son rythme, sa musicalité et sa capacité à faire dialoguer formes, couleurs et émotions.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Je serais un bleu traversé d’orange. Parce que je ne me reconnais pas dans une seule couleur. Le bleu est mon souffle, l’orange mon élan. Leur dialogue traduit l’équilibre que je recherche entre sérénité et énergie.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Un pays utopique fondé sur le partage, la fraternité et l’entraide..
Si vous étiez une musique, vous seriez : Une musique cubaine pour la joie qu’elle me procure lorsque je peins.
« Je peins pour être au plus près de moi-même et partager cette authenticité avec les autres ». Doam