MISHA
Bio
Le fil rouge de Misha…
Misha puise sa force et son inspiration dans l’observation du ciel, dont elle contemple l’infini, la lumière et le rayonnement. Elle se passionne pour sa clarté limpide comme pour ses nuances changeantes au fil des heures, des saisons et des lieux qu’elle parcourt à travers la planète. Les jeux de cache-cache entre le soleil et les nuages sont pour elle des tableaux permanents, et la poésie toujours renouvelée des couchers de soleil devient une source d’évasion et de méditation dans le silence. En observant ainsi les mécanismes de la nature, elle ressent un profond bien-être et le sentiment d’appartenir à un tout universel.
C’est ensuite dans le calme et l’intimité de son atelier que l’alchimie opère. Dans cette atmosphère apaisante, accompagnée par la musique classique, elle reprend son pinceau avec un regard neuf sur le travail de la veille. Sous sa main, l’humain revient au cœur de la toile dans une dimension nouvelle, s’émancipant de son cadre. Misha peint des portraits de mémoire, miroirs de nous-mêmes en équilibre entre ciel et terre, à la recherche d’espace, de liberté et d’absolu. Son œuvre est une invitation à méditer sur l’essence de notre humanité : cette conscience d’être qui nous habite et nous échappe simultanément. Ses teintes, oscillant entre la chair et la cendre, la vie et la mort, instaurent un dialogue visuel qui questionne notre perception de l’être. Originaire de la Drôme, cette artiste nomade a vécu vingt-cinq ans entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie, forgeant un travail enrichi de cultures plurielles et de multiples rencontres.
En quelques mots, son premier choc artistique…
La visite privée de l’atelier de Zhang Huan, artiste chinois à Shanghai, qui a l’époque n’était pas encore très connu, l’a beaucoup impressionné. C’était une entreprise, une fourmilière d’artisans dans un espace gigantesque.
Ses grands formats, sa technique et ses portraits aux tonalités de gris de cette période étaient saisissants. Chaque jour des camions arpentaient la ville au petit matin pour collecter les cendres d’encens recueillies dans les temples Bouddhistes. Ces cendres précieuses étaient ensuite tamisées pour en extraire la poudre la plus fine qui soit. Puis la cendre fine était répartie dans des caisses aux tons de gris différents allant du plus clair au plus foncé. Il y avait beaucoup de nuances de gris différentes.
Enfin du haut des échafaudages ces poudres de cendre étaient saupoudrées précisément au dessus des toiles immenses étalées au sol. Ces oeuvres faisaient référence à la mémoire collective de la Chine et à celle du cycle de la vie.
Il travaillait à partir de vieilles photos de portraits de famille chinoises en noir et blanc.
Malheureusement Zhang Huan n’était pas dans son atelier lors de sa visite.
Le portrait chinois de Misha
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Un nuage.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le bleu du ciel.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Plutôt un continent, l’Asie, l’Afrique… mais aussi l’Italie.
Si vous étiez une musique, vous seriez : The heart Asks Pleasure First/ The Promise de Michael Nyman.
En permanence
- Atelier de l’artiste – 5rue Robert Fleury – Paris 5ème
Suivre Misha
« La peinture comme la musique a deux faces, elle peut servir à oublier le monde ou à le comprendre. »













