Martine GRUSZKA
Bio
Le fil rouge de Martine Gruszka…
Après neuf années de travail de la terre au CREA d’Alfortville et 4 années de modèles vivants, la rencontre de Martine avec le sculpteur animalier JF Gambino a été décisive. Impressionnée par la force et la sensibilité de son travail, elle intègre son atelier. De cette rencontre est né un apprentissage déterminant, une autre façon d’appréhender la terre et la sculpture de A à Z. Elle y découvre la fabrication de potence, la coupe du métal pour ses socles, la soudure à l’arc.
Peu à peu Martine modèle, elle transforme et apprend surtout à anticiper le mouvement. Une autre manière d’aborder la terre plus construite mais bizarrement plus libre.
Un peu d’histoire : Martine a environ 5 ans ; son plus lointain souvenir où elle se voit un tube de peinture de couleur bleu ou vert dans la main. Ce n’est pas de la gouache, c’est de l’huile et elle en met une grosse quantité sur le papier… cela ne sèchera jamais.
Plus tard, elle est en 4ème et sa professeur d’arts plastiques lui fait le plus beau compliment : elle ne sait pas dessiner mais les couleurs lui parlent. Elle croit que c’est à ce moment qu’elle se rend compte qu’il est important qu’elle continue sur cette voie. Sa mère l’oriente vers le Lycée Elisa Lemonnier, section préparation aux écoles d’arts. Malheureusement, Martine est trop jeune et est dirigée vers la branche Secrétariat de la même école, lui indiquant qu’elle pourrait reprendre la section Art l’année suivante.
Cela orientera son avenir sur de nombreuses années puisque l’année suivante, elle continuera en section secrétariat pour pouvoir travailler et aider sa mère. Malgré tout, elle ne lâchera jamais les pinceaux.
À 24 ans, secrétaire auprès d’un galeriste, elle travaille deux ans à « Arts et Beaux Arts de France ». Elle y côtoie des peintres qui guident ses préférences, des sculpteurs sur cuivre ou métal (ARA, MICK MITCHELL) qui accrochent son regard. Puis sa vie de femme, de mère prend le pas et ce n’est qu’à la quarantaine qu’elle s’inscrit à un cours de modelage et là… un déclic se produit.
En quelques mots son premier choc artistique
Depuis une dizaine d’années, son travail de sculpture n’a cessé d’évoluer.
Elle alterne entre la représentation d’animaux et celle de petits personnages. Ce va et vient entre les formes, les attitudes et les présences la nourrit profondément et elle trouve beaucoup de plaisir dans cette liberté. Peu à peu la patine et la couleur s’est imposée à elle avec davantage d’insistance. Elle l’a naturellement ramenée vers la peinture. Aujourd’hui, elle poursuit cette exploration au sein de l’Atelier Ombre et Lumière de Boissy St Léger où son travail se développe entre paysages et recherches plus abstraites. Sa rencontre avec le Maitre du Sensualisme Jean Yves Guionet a ouvert pour elle une nouvelle porte. Elle l’a invité à expérimenter un autre rapport à la peinture plus instinctif, plus libre. Le lâcher prise devient alors essentiel car il laisse place à l’émotion à une peinture rétinienne où les couleurs vibrent et dialoguent entre elles sur la toile. Où son bras et son pinceau ne font plus qu’un et sa sensibilité fait le reste et guide le geste.
L’évidence, c’est son amour de la matière, de la couleur de la vie. Les merveilleuses personnes qui ont croisées son chemin, les opportunités qui lui ont permis d’appréhender l’Art selon son regard, sans obligation mais avec passion.
Le portrait chinois de Martine Gruszka
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Le vent pousse la mer » de Zao Wou-Ki.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le bleu.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Le continent de l’Afrique.
Si vous étiez un livre, vous seriez : La grande course de Flanagan de Tom Mc Nab.
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« Pourquoi je m’obstine à vouloir maîtriser la matière? Par amour de la vie. Chaque lame d’argile ou de pigment travaillée est un battement de coeur pérennisé »