Céline PASTEUR
Bio
Le fil rouge de Céline Pasteur…
Au cœur de son œuvre se déploie une interrogation constante sur l’identité et la condition humaine. Céline Pasteur s’appuie sur cette phrase d’Andrée Chedid : « Jusqu’au bout de ta vie, tu porteras ton enfance… », comme un écho à sa propre démarche. Elle cherche à « s’attaquer au masque de l’inné » – selon l’expression d’Orlan – et à celui façonné par la société. Derrière chaque visage, elle tente de lire les fables, les peurs, les blessures et les élans qui composent un être.
La beauté extérieure n’efface ni les failles ni la mémoire. L’artiste explore cette dualité entre apparence et intériorité, tout en replaçant l’humain face à la grandeur du monde naturel. L’homme n’est qu’un instant, déjà presque souvenir. Son travail devient alors un hymne au Vivant : une célébration du corps, des émotions et de cette fragilité universelle qui nous relie à la Nature.
Le travail de Céline Pasteur s’inscrit dans une interprétation contemporaine de l’expressionnisme, portée par l’école du Sensualisme fondée par le Maître Jean-Yves Guionet.
Figurative dans ses sujets (visages, corps, scènes intimes ou paysages) sa peinture dépasse pourtant la simple représentation. Chaque œuvre naît d’une gestuelle rythmée, presque chorégraphique, guidée par la lumière et par une écoute attentive du sensible.
L’artiste travaille sur divers médiums (toile, papier, bois, carton) mais privilégie aujourd’hui la peinture à l’huile pour sa richesse sensorielle : fluidité, texture, profondeur des couleurs, vibration des matières. Les surfaces sont parfois grattées, épaisses, puis soudain diaphanes. Les détails se dissolvent, laissant place à une tension entre figuration et abstraction. Le réel y vacille, traversé par l’émotion. Dans cette matière vivante, Céline Pasteur cherche moins à reproduire qu’à révéler, donnant à voir l’invisible qui affleure sous l’apparence.
En quelques mots, son premier choc artistique…
C’est en 2020 qu’un tournant décisif s’opère. Sa rencontre avec l’artiste Priscille Deborah agit comme un révélateur. Dans cet échange, la peinture cesse d’être une pratique pour devenir une vocation. Elle découvre alors l’enseignement du Maître Jean-Yves Guionet, fondateur de l’école du Sensualisme, dont elle devient l’élève, avant de poursuivre son apprentissage auprès de Priscille Deborah et Catherine Duchêne, figures de la première génération sensualiste.
Ce premier choc artistique est autant esthétique qu’humain. Il lui ouvre une voie où la technique ne se dissocie jamais du sensible, où le geste devient langage, où la matière devient chair. À travers cette filiation, Céline Pasteur trouve sa place : celle d’un témoin du corps et de l’émotion, inscrivant son œuvre dans une lignée vivante et profondément incarnée.
Le portrait chinois de Céline Pasteur
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : « Femme assise à la jambe repliée » d’Egon Schiele.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le vert céladon.
Si vous étiez un pays, vous seriez : La Savoie…! Ou l’Italie pour les Dolomites.
Si vous étiez un livre, vous seriez : « Le grand épuisement » de Nelly Pons.
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« Mon pinceau suit le rythme du Vivant, là où l’humain et la nature se rencontrent. »