Véronique PASTOR
Bio
Le fil rouge de Véronique Pastor…
Née d’un croisement de cultures (allemande par naissance, hispano-italienne par origines familiales) et ayant grandi dans l’ombre d’un passé de migration (ses parents ayant fui l’Algérie), Véronique porte en elle une mémoire complexe : mémoire du déplacement, mémoire des formes invisibles, mémoire du corps, mémoire des vies, trace des gestes.
Un voyage en Nouvelle-Calédonie en 2016 a profondément marqué son regard : l’immersion dans la culture Kanak, le lien à la terre et aux ancêtres ont alimenté encore son travail empreint de spiritualité et de profondeur.
Art, lectures, poésies, musiques, rencontres viennent encore la nourrir.
« …L’exposition « Quand Nous Nous Serons Tus… » propose donc des oeuvres inédites de l’artiste, peintes sur papier ou dessinées sur toile et correspondant à ces deux distinctions très méritées, après quatre accrochages de son travail en nos murs depuis trois ans. Oeuvrant singulièrement des notions comme le paysage ou l’intime, soutenant la représentation des passages essentiels à la vie, l’univers poétique de Véronique Pastor s’y présente à nouveau dans la maîtrise croissante d’un raffinement pictural dédié au songe individuel autant qu’à la vision collective de nos origines distanciées et de nos déplacements fondamentaux.
Le post-expressionnisme de ses créations s’y affirme encore avec l’élégance d’une recherche sans concession à la certitude ni affèterie envers les convenances et ainsi décidé toujours au risque de l’expérience sur divers supports, autant surprenants d’adéquation à ses intentions que dorénavant abordés par une solide identité stylistique. « Quand Nous Nous Serons Tus… » est donc une exposition qui permet à la fois de restituer la quintessence d’un parcours professionnel en perpétuelle évolution dans l’affirmation constante d’un propos humaniste mesuré et de découvrir sereinement les avancées d’une exploration sincère des mystères de celui-ci. […] »
Jérôme Mathias Bel, historien de l’art et galeriste, 2020.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Quand je prenais le train pour Paris lorsque j’étais adolescente. La journée au Louvre, ou au Musée Rodin ou au Centre Pompidou… des visites à l’époque quasi-confidentielles… un vrai bonheur ! Je rentrais avec des émotions plein le cœur et l’âme.
Le portrait chinois de Véronique Pastor
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Beaucoup d’œuvres me touchent, impossible d’en choisir une.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Celle qui me guérit sur l’instant.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Un pays de paix, de joie et d’amour.
Si vous étiez une musique, vous seriez : Une musique céleste.
En permanence
- Galerie Emergence – Paimpol
- La Fabrique Centre d’Art – Montreuil
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« Le substantif « regard » et le verbe « regarder » sont deux mots que bien des langues peuvent envier au français. Car la combinaison « re » et « garder » est riche : plus que le fait de capter furtivement une vue, une image, elle évoque la reprise ou le renouveau de quelque chose qui a été gardé et qui demande, à chaque nouvelle occasion, à être développé en tant que devenir. Ajoutons que le regard comporte en outre l’idée d’ »égard » ; il incite toujours l’être qui regarde à un engagement plus profond, plus intime. »
Cinq méditations sur la beauté de François Cheng.













