Agnès PAL
Bio
Le fil rouge d’Agnès Pal…
Depuis les années 90, après un cursus universitaire en arts plastiques, j’ai développé un travail basé sur les objets anciens ou les substances organiques que je choisis toujours minutieusement selon leur charge émotionnelle, culturelle, affective ou symbolique, en mettant l’accent sur l’ambiguïté de leurs significations au-travers de nouvelles mises en scène.
Ces compositions sont conçues comme des passages entre le matériel et le spirituel et mettent en valeur l’expression de la souffrance, du sacré, de la mémoire, de l’intimité ou du temps qui passe. La violence, physique ou morale, ainsi que la mélancolie, sont toujours latentes même si le propos en finalité se veut poétique et quelques fois caustique.
La tauromachie, passion d’enfance, m’a permis par ailleurs de développer un intérêt pour la question du rite, du sacrifice, du mythe, des métaphores et de la danse des contraires.
Parallèlement, la peinture, le plus souvent exécutée à l’huile, me permet d’exprimer un monde imaginaire, oscillant entre le figuratif et l’abstraction, en lien avec les forces naturelles, le monde des rêves, des chimères et des esprits.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Concernant ses sources d’inspiration, le surréalisme fut sa première passion puis l’art brut et les artistes médiums qui explorent la vie intérieure et psychique. Certains artistes du mouvement des nouveaux-réalistes l’ont intéressée ainsi que ceux qui détournent les objets avec humour. Agnès apprécie aussi les artistes travaillant sur la sociologie, l’histoire intime, la mémoire.
Parallèlement elle s’inspire de l’esthétique des ex-voto et des reliquaires.
Le XIXème siècle est son époque préférée ainsi que les mouvements romantique, naturaliste, symbolique et l’art visionnaire en général.
« Tenant à la fois de la nature morte, du ready made et de l’installation, les œuvres de Agnès PAL font des objets, qu’ils soient quotidiens ou plus rares, des entremetteurs plastiques et symboliques. En les mettant en scène, en forme et en lien, elle matérialise ainsi des thèmes qui lui sont chers comme la mort, la féminité ou la religion. Des deux dernières, elle donne alors la vision d’une liberté contrainte par nos sociétés de la norme comme du dogme. »
Bertrand Naivin, critique d’art