Catherine AERTS-WATTIEZ
Bio
Le fil rouge de Catherine Aerts-Wattiez…
« L’atelier comme un laboratoire d’observation, d’écoute et d’expression de ce qui m’anime profondément, lié à ma vie de femme ou à l’actualité, à la recherche d’apaisement, d’acceptation, de compréhension.
L’atelier comme un sanctuaire où se posent tous mes questionnements métaphysiques, à la recherche de sens, de vérité, d’absolu.
L’atelier, enfin, comme un refuge ou je me répare, en espérant réparer aussi un peu le monde, à la recherche de poésie de beauté et de quelques instants de grâce… »
Le travail se fait sur des papiers plus ou moins épais, ils sont saturés d’encre, de brou noix, de craie et de pastel ; ils gardent, tel les palimpsestes, toutes les traces du temps et se chargent d’humanité.
Sur les papiers tendus, une accumulation d’écritures, d’accidents, d’effacements, comme s’il fallait fatiguer le papier, l’encrasser pour lui faire remonter le temps, l’abimer pour en extraire la lumière. Par résilience, un paysage, un ciel, une atmosphère se font jour, comme des réminiscences de vieilles peintures classiques.
Sur les papiers fins, si le processus reste le même, ils sont souvent travaillés recto verso, plusieurs feuilles simultanément, les unes épousant l’encre des autres et vice versa.
Les gestes sont plus amples, parfois plus affirmés, la liberté du papier invite à de nouvelles formes d’expression et dans le creuset de l’atelier, les papiers vont être pliés, suspendus ou marouflés. Empruntant des voies mystérieuses et souterraines, les séries s’élaborent…
La subtilité et la profondeur des tons sourds, l’accumulation des rythmes et des traces d’écriture viennent percuter nos mémoires tant individuelles que collectives et apportent toute la cohérence de l’œuvre quelque soit le papier utilisé.
En quelques mots, son premier choc artistique…
Plusieurs chocs artistiques, à commencer par les gravures de Gustave Doré qui illustraient les fables de la Fontaine, puis les grands peintres du 19 et 20ème siècles comme Goya, Turner, Matisse, De Stael, Rotko, Soulages et tant d’autres que Catherine découvrait aux Beaux Arts.
Mais c’est André Elbaz, artiste Franco Canadien d’origine marocaine, qui, par son geste de déchirer ses propres œuvres sur papier pour les mettre dans des bocaux, lui a donné l’impulsion pour créer ses premiers collages et ainsi retrouver une démarche artistique après des années dans la création textile.
Le portrait chinois de Catherine Aerts-Wattiez
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Un tableau de Turner.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : 50 nuances de gris colorés.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Les Flandres.
Si vous étiez une musique, vous seriez : Les gnossiennes d’Erik Sati.
En permanence
- Comoedia – Brest
- Galerie 66 – Périgueux
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« À la recherche de son âme ou l’art de se perdre dans la brume… »