Arthur ESCOFFIER
Bio
Le fil rouge d’Arthur Escoffier…
Je suis un artiste photographe, en permanente réflexion pour amener notre monde occidental à se (re)connecter au vivant. Mon travail vise à éveiller les consciences, questionner notre lien profond avec les espaces sauvages, la biodiversité et le non-humain.
À travers ma pratique photographique, je cherche à capturer une part, aussi infime soit-elle, de l’âme de la nature pour éveiller et toucher nos cœurs. J’aspire à retransmettre l’énergie brute des éléments, la force du vivant, ainsi que la rondeur apaisante des espaces et la douceur du temps long.
En jouant sur les propriétés optiques, les effets du négatif, les temps de pose et le cadrage, je cherche à transcender la représentation figurative de la photographie. Le regard et les repères du spectateur sont ainsi perturbés, l’invitant à se réinterroger et à se repositionner.
La photographie de la nature est pour moi un moyen de capturer ce que l’Homme ne sera jamais capable de créer. C’est ainsi une forme d’appropriation de l’œuvre de Mère Nature, une appropriation fragile de ce qui nous échappe.
J’accorde autant d’importance au graphisme de la photo qu’à son sujet d’expression. Chaque œuvre est une expérience sensorielle, où je joue avec la texture de la matière, la dimension du papier, la finesse du tirage, et la légèreté du bois. Ces éléments font partie intégrante du message, ajoutant une dimension tactile à l’intangible.
Le noir et blanc, dominant dans mon travail (pour l’instant), me permet de sortir du corps et d’explorer l’âme du sujet. Il invite l’esprit à errer entre le réel et l’imaginaire, permettant à l’émotion de s’exprimer dans sa forme la plus brute.
Je porte une attention particulière aux œuvres de Soulages et de Julius Baltazar.
Les travaux d’Albarran Cabrera, d’Hiroshi Sugimoto sont aussi une grande source d’inspiration et de force pour avancer dans ce style photographique. Enfin, au plus proche du vivant, les photographies de Jérémie Villet, Vincent Munier et Sebastião Salgado nourrissent ma démarche.
En quelques mots, son premier choc artistique…
L’exposition « Manifesto of Fragility : Beirut and the Golden Sixties » au MAC de Lyon, avec en particulier les œuvres de Huguette Caland, comme « Self Portrait de la série Brides de corps, 1973 » ou « Sunrise, 1975 ». Cette exposition retraçant l’évolution de l’art et des artistes depuis 1950 à Beyrouth, Liban, a montré à quel point une société libre et ouverte reste fragile et sensible.
Le portrait chinois d’Arthur Escoffier
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Le Voyageur contemplant une mer de nuages (Der Wanderer über dem Nebelmeer) de Caspar David Friedrich.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Le vert.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Indonésie et ses 13 000 îles, 580 langues, son rythme de vie.
Si vous étiez un livre, vous seriez : La dernière reine – Jean-Marc Rochette.
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« Tout commence là où le réel se dissout, où le regard se déplace, où l’âme s’exprime. »
