Judith LATINO
Bio
Le fil rouge de Judith Latino…
Mon travail est constamment mû par une volonté d’accéder en quelque sorte au « vrai » par le « non-vrai », le plaisir fou de pouvoir faire exister quelque chose que je ne connais pas de moi et qui pourtant se met à exister par un acte magique et tout à fait mystérieux.
A chaque fois que j’entame un tableau, je crois toujours que je n’y arriverai pas, que c’est trop dur, et que je ne comprends pas ce que je fais là. C’est un état très douloureux. Puis j’entre dedans, dans mon tableau et dans moi-même et j’atteins un état d’hyper-concentration où plus rien d’autre n’existe. Je suis accro à cet état.
Je peins par plaisir et nécessité, à la recherche d’un amusement absolu et je n’ai rien à donner de plus précieux que cet amusement.
La peinture met en forme mon envie permanente de récréation dans un monde structuré et le désir d’expression d’un joyeux chaos, en réponse à l’absurdité de l’existence qui nous est imposée.
« Mes tableaux prennent la forme de pastiches mythologiques, contes détournés, ou visions spontanées qui sont, au fond, un prétexte, un alibi pour peindre. Je les attaque au pinceau, sans dessins préparatoires, à la recherche du geste, de l’accident et de l’équilibre entre un ordre et un désordre qui me sont très intimes, inconscients, presque étrangers à moi-même.
Je les peuple, presque en dehors de ma volonté, de diablotins espiègles, de totems maléfiques, de sorciers vaudous, de jeteurs de sorts et parfois de personnages enfantins, manipulés, d’une gentillesse terrible. »
En quelques mots, son premier choc artistique…
Judith a toujours dessiné, peint, construit, imaginé un monde parallèle. Elle ne se souvient pas d’un moment exact où elle a soudainement accédé à ce plaisir absolu. Il a toujours été là. C’est un besoin.
Ses parents ne l’ont ni encouragée, ni empêchée de peindre, mais dans son entourage familial, elle eu la chance d’avoir un grand-père passionné de peinture. Il faisait notamment de l’aquarelle et il était très bon à ça. Quand elle allait chez eux à Paris, il l’emmenait peindre avec lui. Il peignait le paysage et elle recopiait ce qu’il faisait. Comme elle préférait ses peintures aux siennes, elle les lui volait et signait à sa place. Elle pensait qu’il l’ignorait. Ça le faisait rire.
Le portrait chinois de Judith Latino
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Judith de Klimt.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Noir fluo.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Groland.
Si vous étiez un livre, vous seriez : « Zazie dans le métro » de Raymond Queneau.
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« Nous savons que nous sommes mais nous ne savons pas exactement ce que nous sommes »
Jankélévitch
