Ce qu’il faut d’abord savoir, c’est que cet « art » sorti des tuyaux d’une mécanique culturelle institutionnelle décérébrée, est un « art sans art », un art sans âme, sans contenu, sans mystère, sans poésie, dévitalisé, désensibilsé, aseptisé, deshumanisé, hyper-idéologisé… Un art de pure « processualité discursive » comme on le dit dans les milieux autorisés (à la dire) permettant de donner libre cours une spéculation autant financière qu’intellectuelle effrénée.
C’est cette carence consubstantielle qui fait que cet art sans transcendance se voit obligé, pour donner le change, par impudence suprême et aussi souvent que possible, de se nicher dans les églises, les chapelles, les châteaux, etc. Il s’en attribue ainsi, sans aucune vergogne la spititualité et la dimension historique. Les acteurs de cette misérable usurpation, voire de ces abjectes profanations, parlent de dialogue entre les œuvres du passé et celles d’aujourd’hui… Ben voyons ! …comme si l’art dit « contemporain » était d’aujourd’hui ou de quelque part… Et comme si le qualificatif « contemporain » n’était pas le fruit d’un hold-up sémanatique des plus malhonnête et scandaleux.
Sur ce lien, vous trouverez l’image des plasticiens Pauline Rip et Jonas Hejduk assis sur l’os de fémur géant figurant dans l’installation qu’ils ont réalisée dans la Chapelle du Saint Esprit à d’Auray en Bretagne.