Qui n’existe pas encore, car une véritable sociologie de l’art mettra des décennies à éclore après les ravages commis en la matière par les Bourdieu, Heinich et Quemin (ce dernier étant le spécialiste de l’« observation participative » dans les grands vernissages mondains en galeries d’envergure internationale).
1- S’intéresser aux moyens de survie des galeries chercheuses et découvreuses de nouveaux artistes non dépendants de la subvention étatique
2- S’intéresser au profil psycho-socio professionnel des clients des galeries multinationales financières de type Almine Reich, Perrotin, Mennour, Ceysson, etc… Essayer d’évaluer leur « amour » de l’art…
3- Faire une évaluation d’ordre strictement économique de la perte financière publique, causée par la dévalorisation institutionnalisée à travers les FRAC, des milliers d’œuvres d’aujourd’hui à valeur artistique indéniable autant que patrimoniale…
4- Évaluer aussi le gâchis financier causé par l’inéluctable éclatement à terme des bulles artistico-spéculatives de type Koons, Buren, Hyber, Venet, etc.
5- Évaluer la malfaisance, en termes d’invisibilisation de la vraie création, des centaines de galeries municipales subventionnées pour la promotion des produits fraîchement formatés au conceptualo-bidulaire sortant des écoles des Beaux-Arts
6- S’intéresser aux nouveaux moyens de diffusion et de reconnaissance de la création qui se mettent en place comme alternative à la défaillance du modèle économique classique de la galerie d’art (hors galeries de placement financier, de produits à la mode du branché ou de la vulgarité de base teintée street ou pop-art)… Se met en place en effet un nouveau maillage territorial ou écosystème bien loin des réseaux institutionnels, avec galeries nomades, associations d’artistes, parcours d’ateliers, etc… qui permettent de témoigner de la réalité d’une création jamais aussi riche et diversifiée, de témoigner aussi de la survie d’un public d’amateurs d’art sincères
Autant de questions qui devraient intéresser les chercheurs universitaires tant économistes que philosophes-historiens de l’art, pour peu qu’ils acceptent d’en finir avec le déni de réalité habituel permettant le bourrage idéologique indispensable pour leur avancement de carrière.