Sophie BASSOT
Bio
Le fil rouge de Sophie Bassot…
Peindre est, pour Sophie, un acte de dépouillement et de révélation. Un Camino intérieur, où l’on trébuche, doute, aime, et avance vers une présence intérieure : le Christ, non pas comme figure extérieure, mais comme axe vivant et vibrant.
Ses œuvres ne sont pas des réponses, mais des questions incarnées, des métamorphoses suspendues, des passages. Elles plongent dans l’ombre pour en faire surgir la lumière pas une lumière décorative, mais une lumière de vérité.
Trois mots allemands accompagnent sa démarche, comme des clés de lecture et des repères symboliques :
- Heimweh : la nostalgie du foyer perdu, le souvenir d’un « chez soi » d’avant la séparation.
Ses œuvres cherchent à retrouver ce lieu d’âme originel. - Heimlich : ce qui est intime, voilé, caché. Dans la transparence des couches, elle laisse émerger ces zones secrètes de l’être.
- Heimat : cette terre intérieure, verticale, invisible, mais ferme. Là où l’on se tient pleinement soi, relié, debout.
Pour elle, créer c’est revenir à la maison une maison d’âme, non de pierre. C’est retrouver son centre. Et inviter chacun à faire ce même retour.
Ce sont ses traversées.
À travers son travail, Sophie explore des paysages intérieurs faits de matière, de silence et d’émotion. Elle cherche à révéler ce qui se cache sous les apparences, à donner forme à des énergies profondes, archaïques, parfois insaisissables.
Chaque toile est pour elle un espace vivant, habité, où la couleur souvent issue de la terre évoque le lien essentiel entre l’humain, le sol et l’univers. Elle peint ce qui palpite, ce qui résiste, ce qui se transforme.
Son geste relie l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible, l’intime et le cosmique.
Sophie voit la peinture comme un acte de connexion, une manière de faire respirer ce qui ne se dit pas.
En quelques mots, son premier choc artistique…
La découverte de Claude Monet à ses 14 ans, la rencontre de l’abstraction lyrique d’Olivier Debré et le sens de liberté de Paul Cézanne, sans oublier les peintres Romantiques allemands et anglais… et tant d’autres.
Le portrait chinois de Sophie Bassot
Si vous étiez une oeuvre, vous seriez : Le moine au bord de la mer de Caspar David Friedrich.
Si vous étiez une couleur, vous seriez : Bleu de prusse.
Si vous étiez un pays, vous seriez : Mon Heimat.
Si vous étiez un livre, vous seriez : L’alchimiste de Paulo Coelho.
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En permanence
- Arts&Wonders gallery – Saint Rémy de Provence (13)
« J’ai toujours aimé les paysages, ils sont plus grands que nous. Ils nous contiennent et sans le
savoir ils nous enveloppent, nous sommes choyés par cette immensité qui n’est pas à nous.
La poésie de sa beauté, sa profusion est montrée au coin de l’œil de celui qui le regarde.
Le paysage vient à nous plus que nous allons vers lui. Le paysage est une peinture silencieuse, c’est un moment qui se traduit par un état de suspension. »


