VAM - GEORGES DUMAS

VAM - GEORGES DUMAS

GALERIE SEPTENTRION

Du 20 janvier au 10 mars 2019

MARCQ-EN-BAROEUL (59)

 

 

VAM - GEORGES DUMAS

VAM mène un travail engagé sur l'identité féminine. Un travail de recherche, à la fois personnel et universel, sur la construction de l’identité et, de façon plus générale, sur les femmes dans nos sociétés actuelles. Ebranlée par les œuvres de Louise Bourgeois, Annette Messager ou Nan Goldin, autant que par les conditions et contradictions des femmes qui l'entourent, elle explore les différentes facettes de la féminité dans un parcours de l'intime, entre violence, révolte et sensualité.

« C’est de la prison des clichés que VAM nous invite à nous échapper ; mais c’est d’abord dans celle-là qu’elle se débat, et qu’elle s’ébat. Avec humour, ironie, taquinerie (sans agaceries), et avec grâce, et parfois gravité. C’est du féminin qui parle, qui rit et qui pleure. » Philipe Barrier, philosophe

Pour cette première exposition dans la galerie Georges Dumas présente deux séries dans leur intégralité, avec une majorité d’œuvres montrées au public pour la première fois.

La première série s’intitule « The Queen » ; derrière la figure d'une reine improbable (sa robe évoque plus l'Antiquité romaine qu'une quelconque monarchie) et de pacotille (les couronnes qu'elle tient à la main sont des couronnes de galette des rois), cet ensemble de 13 pièces aborde la question du pouvoir sous de multiples aspects : cupidité, élégance, responsabilité, arbitraire, mort, continuité du pouvoir, inconséquence, etc.

La seconde série est consacrée à la danse et montre une ballerine tantôt classique, tantôt contemporaine, dont les mouvements et les poses semblent figés dans une pierre abîmée qui évoque la dure discipline de l’art chorégraphique. Corps gracieux, corps douloureux ; élégance, légèreté de la figure dansante, mais aussi fragilité et érosion d’un matériau sculpté où se lisent le passage du temps et la violence d’une pratique qui met muscles, articulations et âme à rude épreuve.

Quelques portraits sculptés complètent ces deux séries et plongent le spectateur dans des visions ambiguës, où il est difficile de démêler la part de la photographie, la part de la peinture et celle du modelage numérique.