TIDRU

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GALERIE PHILIPPE PASCHOS

Du 15 juin au 9 septembre 2018

PAUILHAC (32)

 

 

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Mon travail sert de support pour m’aider à comprendre le processus de discernement de l’Autre. Par le biais de personnages et de dessins narratifs en leur surface, j’esquisse un plan labyrinthique de la compréhension de l’autre. Du regard au questionnement, on tente une approche, sans préjugé, vers le visage caché de l'autre. Le regard de l’Autre à l’Autre, (…) à la frontière entre l’intime et l’extime.

Pour expliquer plus précisément…. Par les dessins à fleur de peau, j’essaye de faire remonter en surface et d’imager notre intérieur, ou encore ce qui nous a construit (appel au passé, au secret) L’idée qui m’intéresse depuis le début est que l’image dégagée par le corps/comportement ou autre (ce qui est jugé/regardé/écouté/senti par l’autre) n’est pas systématiquement en adéquation avec l’intérieur (ce qui est intime/qui nous appartient).

Pour ce qui est du projet de collaboration avec d’autres… L’idée est que je fasse le « châssis », que la sculpture ne serve que de support. Mise en parallèle au corps qui ne sert que de cabas à ce que l’on est, ce que l’on est devenu, ce que l’on devient. L’esthétique de la sculpture, ce qui se dégage du corps dans sa forme, dans son expression doit passer au second plan, pour laisser plus de place au reste, la parole sincère, l’intimité à l’état brut. C’est le chemin inverse à la réalité puisque les codes inconscients de la rencontre s’établissent sur des réalités que nous captons avec nos 5 sens.

Pour synthétiser, le fait que le support soit fait par une autre personne (en l’occurrence moi) ne peut que sinceriser et concrétiser cette « bi polarité » « intime-extime ».