SPATIALITES SENSIBLES

SPATIALITES SENSIBLES

 

PIERRE SOUCHAUD

Du 6 juillet au 1er septembre 2019

LOUDUN (86)

 

 

Spatialités sensibles

« Ce qui unit les sculptures de Christian Von Sydow avec les peintures de Pierre Souchaud, c’est ce même mode d’expression plastique, qui exclut toute volonté narrative ou représentative, pour mieux célébrer une rencontre entre la sensualité des matières et l’harmonie des formes. C’est donc un art qu’on dit « abstrait », puisque sans autre sujet que cette fusion intime entre la corporéité et la spiritualité…Un art dont la dimension spirituelle trouve l’écrin qui lui convient en cette Collégiale de Loudun.

Les formes toujours très épurées des sculptures de Christian Von Sydow, utilisent la richesse expressive des matériaux utilisés que sont le verre, la céramique et le béton., pour que l’émotion naissent ici de la rencontre entre la lourde opacité de la céramique ou du béton et l’irréelle transparence du verre. C’est cette conjugaison vertueuse de deux éléments contraires, l’un, comme un socle de terrienne et compacte rationalité et l’autre de céleste légèreté poétique, qui fait naître le trouble sensible et l’envol de l’esprit hors de la gravité terrestre.

Dans les architectures sensibles de Pierre Souchaud, on voit le minéral et le vivant fusionner dans une tectonique de l’univers où l’immensité du ciel rejoint la souterraine sensualité de la texture intime. A travers les vibrations sismiques nées des affrontements entre transparences et opacités, on perçoit le vertigineux va-et-vient qu’Apollon et Dionysos ont installé entre eux depuis les origines de l’humanité.» Martin Rey

« Dans cette très belle et très ancienne collégiale, les sculptures à double matière de Christian von Sydow et les formes sculptées épurées de Pierre Martin accompagnent les peintures de chair et d’âme de Pierre Souchaud. Chez lui, subtilement travaillée, la matière tient du parchemin d’âme, et d’une étrange peau lointaine aux plis indéfinis. S’il y a paysage, verticale et abstrait, le corps profond en serait l’horizon caché. Sur fond de douces ténèbres, couleur de vieille terre et de boue intime, surgissent de claires fenêtres chromatiques, fines clartés qui ensemencent l’espace. Tout bouge, dans cette fine érotique d’univers. Pierre Souchaud a saisi l’instant magique d’un miracle spatial et humain, où les soubresauts de la chair secrète épouseraient les mouvements profonds de l’univers. » Christian Noorbergen

Collégiale de Loudun - www.ville-loudun.fr