SOSNO - TOBIASSE

SOSNO - TOBIASSE

GALERIE ESTADES

Du 24 mars au 19 mai 2018

LYON 2ème

 

 

SOSNO - TOBIASSE

La galerie expose pour la première fois des sculptures emblématiques de Sosno, qui côtoieront avec harmonie les tableaux emprunts d’émotion de Tobiasse. Une quarantaine d’œuvres - des bronzes et aciers de Sosno, ainsi que des huiles sur toile, des techniques mixtes et des lithographies numérotées et signées de Tobiasse - raviront les collectionneurs.

Sosno, un artiste aux multiples facettes.

Né à Marseille en 1937 d’un père originaire d’Estonie et d’une mère niçoise, Sosno grandit entre Riga (Lettonie) et Nice où, en 1948, alors qu'il découvre à peine la peinture, il rencontre Henri Matisse. En 1956, il fait la connaissance d’Yves Klein et d’Arman. Le contact avec la monochromie d’Yves Klein lui fait brûler la majorité de ses toiles abstraites de l’époque. Il part alors à Paris où il s’inscrit entre autres à Sciences Po. En 1961, de retour à Nice, il crée la revue "Sud-Communications" et y énonce, dans le numéro de juin, la première théorie de "l’Ecole de Nice" qui s'inscrit à la croisée de plusieurs mouvements dont le Nouveau Réalisme. Entre 1967 et 1969, Sosno se tourne vers les médias, il est auteur, chroniqueur, reporter de guerre (au Biafra, au Bangladesh et en Irlande). Puis il revient à l’art avec ses premières photographies oblitérées. Ce concept d'oblitération - "cacher pour mieux voir" - sera développé plus tard en sculpture et en architecture. S’ensuit un parcours éclectique et incroyablement riche : art vidéo, performances, peinture sur toile photographique, commandes d'architectures et sculptures monumentales. Il est notamment célèbre pour ses têtes carrées et ses réalisations majeures à l’international : Etats-Unis, Japon, Corée, Canada, Grèce. Une vie artistique passionnée qui s’achève le 3 décembre 2013 à Monaco, où Alexandre Sosnowsky, alias Sacha Sosno, s’éteint à l’âge de 76 ans.

Tobiasse, une vision d’un monde aux émotions englouties

Tobiasse est né à Jaffa en Israël en 1927. Ses parents qui venaient de Lituanie espéraient y trouver la terre promise. Très vite des difficultés matérielles obligent la famille à retourner en Lituanie, puis à repartir pour Paris en 1931 où son père typographe trouve du travail dans une imprimerie russe. Tobiasse montre très tôt des dispositions pour le dessin et la peinture. La mort de sa mère en juin 1939, suivie du déclenchement de la seconde guerre mondiale, le port de l’étoile jaune et son inscription à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs refusée pour raisons raciales, bouleversent sa vie. À la libération, Tobiasse est graphiste à Paris. En 1950 il s’installe à Nice, puis à Saint-Paul-de-Vence où il fait la découverte fascinante du paysage lunaire du plateau de Saint-Barnabé, au col de Vence. Ce sera sa première toile. Son œuvre est imprégnée des thèmes de l’exil, de la femme mère-amante, et de réminiscences de l’enfance en Lituanie. L’exultation des sens et de la couleur, la musique, les voyages se mélangent en un magma poétique sur fond de Venise, New York et Jérusalem, ses villes de prédilection. Les mots, les phrases chargées d’émotion, viennent toujours ponctuer son œuvre, non pour l’expliquer mais pour la prolonger. Tobiasse a également réalisé des dessins, des sculptures, des vitraux, des poteries, des gravures, et des œuvres monumentales. Michel Estades, qui l’expose depuis une vingtaine d’années, a rencontré il y a 15 ans cet artiste majeur dont la renommée est internationale. Théo Tobiasse a vécu et travaillé à Saint-Paul-de-Vence où il avait installé son atelier. Il s’est éteint le 3 novembre 2012 à l’âge de 85 ans.