SACHA ORFF

SACHA ORFF

GALERIE GNG

Du 19 mars au 20 avril 2019

PARIS 6ème

 

 

SACHA ORFF

Années 70 - 80 Je suis née au siècle dernier, à Paris, où j’ai grandi dans une pyramide au vingt cinquième étage. Un jour, sans autre possibilité que d’accomplir ce qui devait être accompli, vint le temps de l’aventure...

Années 90 Mais le temps n’est pas du temps, c’est l’avantage ; il a tout sous la main et je compris très vite qu’il suffisait d’une seule minute pour se noyer...

Années 2000 Dessiner, c’est se jeter dans le vide ; écrire, c’est le vide qui se jette en soi !

Années 2010 Il y a trois ans de cela, un éditeur me dit : « Ton manuscrit ? On le publie ! » Ce fut comme une première réalité. (Sacha Orff, La nuit réclame une issue, Bruxelles, Le Cormier, 2015). Puis un an plus tard, un galeriste me dit : « Tes travaux ? On les expose ! » Oh là là, seconde réalité. (Galerie GNG) .

Tandis que je dessine : L’imagination attrape au vol l’idée qu’on puisse imaginer sans elle...ce qui est au coeur de l’image est au coeur de nous-même... l’artiste n’est pas un fabricant d’objets : Il précède le genre et traverse la mesure...Toute forme est une flamme parfaite... le Monde est plein d’yeux !... La seule vraie question est: Ce qui est vu : qui le voit ?... ce n’est pas la poésie qui fatigue, mais bien la fatigue qui mène à la poésie.... Cette mixtion que l’on récupère après le nettoyage des pinceaux et des brosses ayant servis pour la peinture, je la nomme Couleur... La blancheur, elle, est un exercice de nuit ; on ne blanchit pas la blancheur, on la consacre... Les ténèbres se déplacent toujours sur une surface blanche. Sacha Orff.