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PERNOT & VIROT

PERNOT & VIROT

Du 24 juillet 2014 au 31 août 2014

À retrouver à Galerie 22

www.galerie22.fr

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PERNOT & VIROT

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GALERIE 22

Du 24 juillet au 31 août 2014

CABRIERES D’AVIGNON (84)

 

 

La Galerie 22 est heureuse de vous présenter le travail du photographe-réalisateur Jean-philippe Pernot et du céramiste Camille Virot.

La pratique de Jean-Philippe Pernot se consacre à l’étude de la tension qui se crée lorsqu’une vie humaine est mise au diapason de sa condition mortelle. Ses Vanités noires et blanches font écho au classique Momento Mori en présentant des natures mortes toujours composées autour d’un crâne central rappelant les travaux d’artistes tels que Pieter Claesz.

Camille Virot, artiste renommé, pratique cette technique depuis 1972. Il a également accompli plusieurs voyages en Afrique afin de collecter les savoir-faire sur la cuisson des poteries à l’état traditionnel. Les nombreux articles qui lui ont été consacrés et sa maison d’édition spécialisée sur le sujet céramique en font une figure majeure de la céramique actuelle.

 

Jean-Philippe PERNOT

The Squid, old mixture of collodion, 13 x 24 cm Jean Philippe Pernot vit et travaille à Paris. Ses plus récents travaux incluent notamment L’Aube, un courtmétrage présenté dans la section Film Court du Festival de Cannes 2013. L’ ’artiste voyage beaucoup. Il a notamment travaillé et exposé aux États-Unis, en France, en Espagne ou au Bangladesh où il a créé le JP Prize de Photographie contemporaine. L’enseignement et l’échange des idées sont au coeur de sa pratique artistique: l’artiste a récemment dirigé des projets éducatifs à l’Alliance Française, Dacca, et à l’Université Ulab, Dacca.

Marqué par crevasses et fissures, le crâne humain au centre des Vanités exprime la nature transitoire de la forme humaine et, par extension, celle de l’ ’artiste lui-même. L’ ’idée est d’ ’ailleurs renforcée par le médium lui-même : en utilisant un appareil datant de 1860 et en plaçant ses sujets sur de sombres fonds diffus, Jean Philippe Pernot capture le temps qui passe, l’instant qui ne se reproduira plus. Ainsi ses photographies soulignent la fugacité du temps, et avec lui, la présence de la mort.

Pour Jean Philippe Pernot, la conscience de la mort n’ ’est pas un problème. Elle définit le rôle de l’ ’artiste comme passeur et successeur des réflexions entamées par ses prédécesseurs. Inspiré par Les Phares de Baudelaire, Jean Philippe Pernot perçoit la production artistique comme l’’exploration des travaux de philosophes, artistes, et écrivains. Suivant en cela les thèses des aphorismes de Nietszche, Jean Philippe Pernot considère toute tentative de dépassement de la mort comme « vanité ». Plutôt que de rechercher la créativité à tout prix, cette compréhension de la mort permet à Jean Philippe Pernot — comme l’ ’a exprimé Nietszche — de connaître « tous les attributs microscopiques de l’âme », et ainsi de « maîtriser le miniature. » Les oeuvres de la série Les Apparitions expriment l’’aspect anti-éthique de la vie. Capturés en utilisant des temps d’ ’expositions longs, les corps pâles émergent de fonds sombres, comme de simples formes ondulantes et floues. Cette démonstration du mouvement marque un contraste fort avec l’’immobilisme des vanités qui imprime un sens presque viscéral de vie. La chair souple des mannequins contraste fortement avec les crânes inertes ; les mouvements gracieux et féminins — expression de sensualité et de natalité — rendent d’ ’autant plus complexe et précieux la proximité avec la mort.

 

Camille VIROT

… On peut donc toute une vie d’artiste n’avoir qu’une seule idée fixe et les formes vont naître au fur et à mesure l’une de l’autre, s’enchaîner de l’une à l’autre. On ne vit plus alors que dans le senti et plus du tout dans le monde des idées. C’est le sort habituel du céramiste.

… Ainsi les formes surviennent aux hasards d’une pratique et entrent en correspondance, comme les mots du poème. Dans l’imaginaire céramique, il y a le sol et le sous-sol très présents, le monde des taupes, le monde où reposent nos pieds et les fondations de cathédrales : ce monde enfoui et minéral est notre obsession.

Le caché est existant, l’invisible irradie.

L’autre stimulation imposée par la tradition que nous vénérons : l’objet céramique s’attache aussi à l’action, à l’usage du monde, à la réponse à des besoins de vie… Nous sommes donc constamment stimulés par ces deux choses, la pierre et la chair.

 

 

 

Oeuvres

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