PALIX

PALIX

GALERIE JEAN FERRAT

Du 7 janvier au 10 février 2019

LONGLAVILLE (54)

 

 

PALIX

« A la suite d’une formation à Saint-Luc à Liège (Belgique), j’ai travaillé 15 ans comme illustrateur, principalement à l’aquarelle. J’aime le jeu des transparences et la spontanéité de cette technique. J’ai réalisé des visuels pour diverses entreprises ou divers événements. En 10 ans, j’ai aussi publié huit livres. Mais l’expérience la plus enrichissante est d’avoir dessiné, depuis 2003, les grands procès qui ont touché la Belgique (celui de Marc Dutroux, de Michel Fourniret, de terroristes…). Quelques dizaines d’affaires judiciaires, représentées en quelques centaines de croquis à l’aquarelle, durant les audiences. Ces croquis doivent être rapides, ressemblants et réalistes. Ce travail est réalisé à la demande des médias. Artistiquement, il m’a permis d’assurer ma technique, humainement, il m’a éclairé sur les côtés les plus sombres de notre genre.

Cependant vers 35 ans, j’ai éprouvé l’envie d’expérimenter de nouvelles pistes. Un besoin métaphysique de m’investir dans des créations livres, personnelles, introspectives. Sur les conseils d’un ami peintre, Jef Bertels, j’ai testé la peinture à l’huile. Coup de foudre immédiat. C’était la technique adaptée à mes aspirations.

Si elle permet, comme l’aquarelle, d’exploiter la légèreté des transparences, elle autorise aussi de joueur avec l’opacité, de donner plus de puissance, de jouer dans le gras à la recherche de matières. L’aquarelle est un quatuor à corde alors que l’huile donne l’impression de jouer avec un orchestre symphonique. Les semaines de séchage ente chaque couche m’ont amené à ajuster ma démarche créative, à maîtriser mon impatience de voir l’oeuvre terminée et à en mener plusieurs de front.

Le travail de l’huile est, pour moi, une nouvelle philosophie. Elle m’incite à quitter le stress, l’ultra-connexion (écrans tactiles et mains grasses ne font pas bon ménage). Hors de la pesanteur du quotidien, j’essaye d’atteindre un état second, un état de grâce proche de l’hypnose. Une fois « en lévitation », je peux partir à l’aventure. La plupart de mes oeuvres sont basées sur une structure sous-jacente forte (suite de Fibionacci, règle des tiers ou autre) et sont plus tard complètement (ou en grande partie) improvisées. Mes pinceaux me dévoilent, au fil de la création, sous le blanc de la toile, des paysages fantastiques, des mondes intérieurs.

Repousser les limites et me surprendre moi-même est une clef essentielle de ma démarche. Tendre chaque jour vers l’image parfaite, cette inaccessible étoile, donne sens à ma vie. Naissent de cette façon des univers peuplés de personnages étranges et familiers, souvent en symbiose avec leur véritable nature.

Mes peintures sont avant tout une invitation à rêver. » Palix