MURIEL PATARRONI

MURIEL PATARRONI

POINT ROUGE GALLERY

Du 15 au 19 novembre 2017

PARIS 11ème

 

 

MURIEL PATARRONI

« Les travaux de Muriel Patarroni sont étonnants, saisissants, déconcertants. Si je les appelle “travaux”, c’est qu’on y sent la main et la pensée de l’artiste au travail, quelle que soit la technique qu’elle pratique : tempera ou acrylique sur toile, pierre noire ou fusain sur papier, sur toile ou directement sur un mur, sculptures ou installations. Ce sont d’abord les matières mêmes que Muriel Patarroni emploie et maîtrise qui imposent là un plaisir singulier. Puis les sujets dans lesquels elle nous précipite.

Point Rouge Gallery-Paris suit Muriel Patarroni depuis plusieurs années et l’a exposée dans différentes expositions de groupe. Cette première exposition personnelle de Muriel Patarroni dans ce lieu se concentre sur des travaux au fusain sur papier et à la tempera sur toile. Il s’en dégage une infinie poésie où la nature et l’humain se révèlent, paysages idylliques et corps montrés sans pudeur ni indécence, imposés, mais délicatement. Il y a du paradoxal chez Muriel Patarroni et cela ne peut laisser indifférent.

Sans doute Muriel Patarroni aime-t-elle les jungles d’un Douanier Rousseau et les œuvres allégoriques d’un Jérôme Bosch. Si l’on joue, comme dans cette exposition, à rapprocher les doux et veloutés paysages peints et ces corps dessinés, tranchés et précis, les premiers pourraient être les chrysalides desquels les seconds éclosent, mi-humains, mi-insectes. Alors, glissements ? Métamorphoses ? Mues ? Dans ces corps baroques, ces chimères étranges, est-ce l’humain qui devient insecte ou l’insecte humain ? Et dans ces “Jardins des délices” où la vie est partout, évolue et nous inquiète peut-être, quelle est cette présence qui nous séduit et, délicatement, nous envahit ?

Les œuvres de Muriel Patarroni que nous découvrons ici sont peut-être des pièges : des pièges à questionnement et à introspection. Plongeons corps et biens dans cet univers singulier ; nous en ressortirons certainement un peu différents, le regard modifié et l’esprit plus aiguisé. La mutation est déjà à l’œuvre. »

Etienne Yver 2017