MARIE RAUZY

MARIE RAUZY

GALERIE MARIE VITOUX

Du 11 avril au 25 mai 2019

PARIS 4ème

 

 

MARIE RAUZY

IMPROMPTUS

Marie Rauzy expose à la galerie depuis 1991, le titre de l’exposition « Impromptu » souligne sa spontanéité ainsi que sa remarquable technique. L’humour sous-tend parfois les titres de ses tableaux. Voici quelques réflexions de l’artiste.

« J’aime toujours deux choses opposées. J’aime la profusion et la simplicité. J’aime le flou et le net. J’aime le calme et la tempête. J’aime la peinture baroque et la peinture minimaliste. J’aime le fignolé et j’aime le relâché. J’aime l’aigre-doux. J’aime le noir et la couleur. J’aime le fade et le relevé. J’aime la frivolité avec sérieux. Je choisis les deux, ainsi, je ne suis jamais déçue.

Ainsi, j’use de la magnificence du Louis XIV de Rigaud, de l'énergie du cheval de Napoléon peint par David, de la frivolité de Fragonard qui me procurent des émotions que j’aime confronter à d'autres univers qui me sont plus familiers. Ils apportent au métro, à la forêt, aux scènes vues par le prisme de la télévision, un sentiment de liberté, de légèreté, de ridicule, de décalage qui mettent en perspective et relativise le quotidien.

Ainsi, je trouve dans l’histoire de la peinture mille façons de peindre. Les mélanges de dessins et de peintures, du flou et du net, la trainée de pinceau, les rapprochements colorés me servent de vocabulaire.

Ainsi, je ne me refuse rien. Je peux rater, gâcher, salir, faire du joli, passer du pastel au stylo 3D, mêler le stylo-bille et la peinture à l'huile, peindre mes promenades en forêt ou des pains au chocolat.

Le jeu est de faire rentrer de la complexité dans peu d’espace, exprimer clairement des choses que je ne saisis pas encore. Toutes mes stratégies consistent à ne pas réfléchir pour rester libre de mes mouvements à l’instant de peindre. Si j’ai une idée, je peins petitement et cela ne pénètre pas bien profondément. Souvent, je travaille à tâtons, j’attends d'une rencontre. Je me donne du mal sur un morceau sans savoir où je vais. Cet état de recherche, l'inquiétude de perdre mon travail, la difficulté de réunir des éléments disparates me procurent une tension, une jubilation qui est l'émotion même que je cherche à partager. » Marie Rauzy