Laurette SUCCAR

Laurette SUCCAR

GALERIE SAINT LOUIS

Du 18 février au 29 mars 2014

TOULON (83)

 

Laurette Succar - Des épices aux fibres de bambou

 

La foudre, le tonnerre gestuel, la lave. Anatomie des passions dont le propre est d’émerger en instantanés chorégraphiques. Explorations souterraines de l’âme tendue vers une transcendance incertaine. A l’instar du déplacement des esprits ancestraux à travers l’univers, des sondes énigmatiques pénètrent l’œil intérieur pour capter les signaux parvenant d’un corps-surface à nu. Substances éphémères nourries de couches de peinture données en tant que couchants en quête d’un à-voir qui est un revenir d’un voir ou d’un sentir perdus.

 

Chez Laurette Succar, l’acte primordial sous-jacent consiste à faire respirer la peinture en donnant vie à un tourbillon qui spatialise et temporalise la chair transpirante de la matière. Matière considérée à la fois comme conscience et image sans face, aux frontières inquiétantes du visible où le captif olfactif semble libéré. Le sentir devient alors un état de vivre au quotidien, une éthique dont les enjeux sont de redonner à l’homme son fond bien plus que son visage, de vivre avec des éléments visités plutôt que de les soumettre à soi. Ici, le silence s’entend en regardant l’envers de ce qu’on voit, l’au-delà de ce que l’on sent. Poésie muette où les traces sont tirées d’une mémoire de chair et d’esprit.