LA NATURE DANS TOUS SES ETATS

LA NATURE DANS TOUS SES ETATS

GALERIE ART COURSE

Du 6 au 30 mars 2019

STRASBOURG (67)

 

 

LA NATURE DANS TOUS SES ETATS

 De nombreuses pistes se sont ouvertes aux artistes qui ont répondu à cet appel. D'un art poétique et onirique qui en sublime les beautés, à un art coup de poing qui alerte des conséquences à venir, en passant par un art qui imagine d'autres rapports entre l'Homme et la Nature... autant de chemins qu’ont arpenter, explorer et questionner les artistes élus.

Depuis plus de dix ans, Marina Argentini développe une pratique artistique à la fois philosophique et environnementale. Son univers foisonnant et quelque peu surréaliste fait la part belle aux animaux. Elle leurs donne la parole afin de nous sensibiliser à la disparition d'espèces animales. L’artiste Elise Toublanc avec une iconographie bien différente veut aussi nous rendre attentif à l'extinction massive des espèces en utilisant un rouge « guerrier ».

Jacques Bauer s'intéresse au thème du paysage dans toute sa diversité. Depuis de nombreuses années, il propose une interprétation toute personnelle de la nature avec laquelle il semble mener un combat de titan. Le pinceau se fait arme, tronc, branche, brindille. Pour Pierre Kohl, les arbre et les être-humains ont bien plus de similitudes que nous le pensons. A travers sa recherche photographique, l'artiste invite le spectateur a découvrir cette forme de vie poétique.

Brigitte Béguinot nous propose une douce immersion dans la nature, un arbre ou un détail se font motif. La nature est pour elle source de méditation. Elle cherche à nous y reconnecter par ses dessins et peintures. Chez la céramiste, Morgane Salmon la nature se fait aussi motif, s'exprimant dans une dynamique plus vivace, foisonnante et envahissante où se mélange animaux rampants et plantes grimpantes.

Pour la photographe Danielle E. Cenki et la céramiste Anita Perez, la nature est synonyme d’ailleurs. Les nénuphars en noir et blanc semblent irréels. Ils symbolisent en Égypte la naissance du monde à partir de l’humide. Les Femmes racines en grès empruntées au site archéologique d’Angkor évoque la force de la nature toujours prête à enfanter des formes.

Le travail pictural de Louis Danicher a pour ambition de redonner ses lettres de noblesse à une nature que nous méprisons à tort : les mauvaises herbes. Sous ses habiles coups de pinceau, il met en lumière des beautés négligées et bien trop souvent oubliées. A travers ses délicates céramiques, l'artiste Elena Théodore explore aussi la fragilité d'une certaine nature, épurée et qui appelle à la contemplation.

Dans un autre registre, Marie Flambard propose des parures sculpturales à l'esthétique végétale relevant d’un fac-similé, résultat d'un audacieux mélange de matières transformées par l'Homme. Marie Thorndahl quant à elle, inverse les rôles et fait de la nature une colonisatrice qui habite l’Homme. Ses oeuvres posent la question de l'altérité et confrontent le spectateur à sa nature manipulatrice vis-à-vis des autres espèces.

Jean-Michel M. Pouey de Juillacq et Karly & Anne V travaillent l'imagerie de la nature dans une démarche de déconstruction et de réinterprétation totale. Ainsi, une cascade prend vie à travers une composition de tubes en acier et de robinetterie, tandis que l'écorce terrestre devient empreinte de paysages sauvages dénaturés par l'homme.