J.F. FOUILHOUX - CH. VIENNET - D. DAOUD

J.F. FOUILHOUX - CH. VIENNET - D. DAOUD

GALERIE DANIELLE BOURDETTE GORZKOWSKI

Du 24 mars au 22 avril 2018

HONFLEUR (14)

 

 

J.F. FOUILHOUX - CH. VIENNET - D. DAOUD

 « […] Implacable, résistant, David Daoud brûle en ses replis les pauvres apparences. Des frémissements d’âme secouent sans fin l’étendue, héroïque et  pudique théâtralité bloquée, dans la proximité âpre d’un Goya inoublié. La source cachée d’un drame latent, plus que l’apparente unité des couleurs, assure l’harmonie piégée d’une œuvre toujours aux limites de l’effacement. Car se déploie sans cesse la sourde tension d’une vie affective profondément enfouie et subtilement traduite – énigme sublimée et respectée – sur le plan chromatique. Chez David Daoud, l’émotion comme une exécution, est capitale. Des crispations de matière, dans la touche si apparente de la peinture, signent la présence allusive et retenue des meurtrissures vitales. Traces éparses et multipliées dans les plus obscurs d’un lieu intérieur profondément creusé. Le crépuscule et l’aube s’étreignent. La lumière peut croître. « Je compose un huis clos silencieux. On cherche la porte entrouverte de la clarté ». Christian Noorbergen

« Comme le calligraphe, j'ai médité la gestuelle avant de l'exécuter. Une sorte de danse, de rituel, où le mouvement est ample, dynamique, continu et sans remords. Dégager une empreinte sensible, épilogue d’un instant privilégié, la vider de sa matérialité, en la réduisant à une peau, puis la faire vivre comme suspendue dans le vide… Et juste vouloir l’énergie du geste qui se développera dans l’espace… Encore une histoire de plein et de vide…, récurrente en céramique. Mais c'est aussi celle du céladon, translucide, autre symbole du plein et du vide : à la fois matière et lumière. » Jean-François Fouilhoux

  « … Vingt mille lieues sous les mers, Thalassa dans le Biterrois, les monstres marins. Tout un monde de tentacules qui se tordent, d’yeux globuleux qui nous fixent, de  gueules qui aspirent l’air, émergent des océans par la magie de la céramique. Et les mutations que l’artiste leur inflige nous renvoient aux abymes de la science  contemporaine. Formellement, c’est une création sans précédent. On peut y voir des références plastiques à la Figuration libre ou à l’Expressionnisme, mais la céramique permet de figer le mouvement dans l’espace. La sensibilité de l’émail donne envie d’aimer ces monstres. C’est un travail de sculpture contemporaine qui fait appel à de  nouvelles techniques. « Ce n’est que du modelage avec superposition de plusieurs matières, des engobes de porcelaine et beaucoup d’émaux divers. » Bernard Bachelier